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Le RN est "l’adversaire principal" : Jean-Luc Mélenchon officialise sa candidature à la présidentielle 2027, à un an du scrutin

Pour la quatrième fois de sa carrière politique, Jean-Luc Mélenchon se lance dans la course à la présidentielle. Le chef de file des Insoumis a officialisé sa candidature ce dimanche 3 mai sur TF1, à un an du scrutin.

Le leader de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchoin, prononce un discours à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis), le 23 novembre 2025, en amont des élections municipales.

Crédit : Bertrand GUAY / AFP

Marie-Pierre Haddad

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La France insoumise passe à la vitesse supérieure. Jean-Luc Mélenchon a officialisé, sans surprise, sa candidature pour l'élection présidentielle de 2027 ce dimanche 3 mai au 20h de TF1. Le chef de file des Insoumis s'engage ainsi pour la quatrième fois dans la course à la présidentielle. 

"Nous c'est carré. Il y a une équipe, un programme, un seul candidat", a-t-il estimé, indiquant être "le mieux préparé" à La France insoumise "pour faire face à la situation qui arrive" et mettant en avant son expérience face à la "menace d'une guerre généralisée". 

Le RN, son "adversaire principal"

Jean-Luc Mélenchon a par ailleurs présenté le RN comme son "adversaire principal". "C'est l'adversaire principal puisqu'il paraît qu'il va gagner. Honnêtement, je ne le crois pas. Je ne sais même pas s'ils seront au deuxième tour (...) Je pense que nous allons les battre à plate couture", a-t-il déclaré.

Lors du précédent scrutin, en 2022, le candidat avait échoué à un peu plus de 421.000 voix de la qualification au second tour : il avait terminé troisième, avec 21,95% des suffrages, derrière Emmanuel Macron (27,85%) et Marine Le Pen (23,15%).

Une multitude de prétendants à gauche

Fort de son expérience des campagnes présidentielles, Jean-Luc Mélenchon devra néanmoins affronter une multitude de candidats à gauche, à commencer par d'anciens insoumis comme François Ruffin ou Clémentine Autain. Sans oublier Marine Tondelier, candidate des Écologistes. La liste des candidats ou aspirants à la candidature est aussi fournie au Parti socialiste : Jérôme Guedj, Raphaël Glucksmann, Bernard Cazeneuve, Olivier Faure, François Hollande, Boris Vallaud...

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"Mélenchon, il va y aller à fond, là, il va avoir ses signatures, ses trucs, l'argent, les militants, les réseaux sociaux... Et nous on va faire quoi ? On va continuer à rien comprendre", s'est alarmée Marine Tondelier, avant l'officialisation de la candidature de l'Insoumis. 

"Il faut vraiment se mettre au travail maintenant"

Afin de se remettre dans le bain de la campagne présidentielle, Jean-Luc Mélenchon a donné vendredi le coup d'envoi du départ du cortège parisien du 1er-Mai. Dans un discours d'une vingtaine de minutes, le candidat à l'élection présidentielle a assuré que LFI était "prête" pour l'échéance suprême dans la Ve République.  

"On a moins d'un an" avant la présidentielle d'avril 2027, a souligné auprès de journalistes celui qui a fini en tête de la gauche à la dernière présidentielle. "Et vous mettez dedans deux mois d'été où il ne va pas y avoir d'activité politique féroce. Plus, la Coupe du monde de foot (qui commence le 11 juin, ndlr). Donc il faut vraiment se mettre au travail maintenant", a-t-il ajouté.

Que disent les sondages ? Une bataille avec Glucksmann

Les sondages ne prédisent en rien l'issue d'une élection présidentielle, mais donnent une image de la popularité d'un candidat à un instant et dans un contexte bien précis. Selon une étude Toluna Harris Interactive pour RTL et M6 datant de mars, Jordan Bardella culmine à 35% des intentions de vote, suivi d'Édouard Philippe à 18% - l'hypothèse d'une candidature Gabriel Attal à sa place étant créditée de 13% des voix.

Raphaël Glucksmann (Place Publique) est donné à 14% des suffrages à gauche, devant le leader de La France insoumise Jean-Luc Mélenchon à 11%, l'écologiste Marine Tondelier entre 4 et 5% et le communiste Fabien Roussel à seulement 3%. Bruno Retailleau (Les Républicains), lui, obtient entre 7 et 10% des intentions de vote selon les scénarios. Éric Zemmour et Nicolas Dupont-Aignan sont crédités respectivement de 5% et 2%.

"Jean-Luc Mélenchon est un phénix. C’est lui qui a fait 22%" lors du précédent scrutin, lance auprès de RTL.fr son entourage, qui loue le dynamisme du candidat en campagne. Quant à la question d'une éventuelle alliance avec le reste de la gauche, la France insoumise ne déroge pas à son principe de faire cavalier seul. "Entre les écologistes où il y a 25.000 candidats et les socialistes qui se déchirent entre eux… Nous, on ne donne pas l'image d'un bordel généralisé", estime un proche de Jean-Luc Mélenchon.

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