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Jean-Luc Mélenchon en janvier 2026
Crédit : OLIVIER CHASSIGNOLE / AFP
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Jean-Luc Mélenchon a dénoncé, ce mardi 21 avril, une "opération montée d'avance" à la suite des incidents survenus lors de la commémoration d'un attentat antisémite, au cours de laquelle François Piquemal, candidat LFI à la mairie de Toulouse, avait été hué avant d'être battu aux municipales.
Sur le réseau X, le leader de La France insoumise a demandé des "explications" à France Télévisions. Le Syndicat national des journalistes (SNJ) a, de son côté, dénoncé, mardi, une "rétention d'information (...) inacceptable" de la part de la rédaction en chef, concernant la préparation de la couverture de la cérémonie.
Selon le SNJ, la rédaction en chef aurait été avertie par "un membre important de la communauté juive de Toulouse" qu'il pourrait y avoir "du grabuge" lors de cet événement. Une information qui n'aurait pas été transmise aux équipes sur place.
Le syndicat estime ainsi que les journalistes ont travaillé en pensant couvrir un débordement spontané, alors que les faits auraient été "prémédités et organisés", rendant selon lui l'information diffusée incomplète. Sollicitée par l'AFP, France Télévisions n'a pas souhaité commenter ces accusations.
Les faits remontent au 19 mars, lors d'une cérémonie en hommage aux victimes de l'attentat de 2012 à Toulouse, où un enseignant et trois enfants d'une école juive avaient été tués par Mohamed Merah. François Piquemal y avait été longuement hué par une partie de l'assistance, avec des slogans tels que "Dehors, LFI !" ou encore "antijuif!".
Le SNJ parle d'une "rétention d'information inacceptable", estimant qu'elle n'a pas permis aux journalistes de relayer une information exacte auprès du public.
De son côté, le président du Crif Toulouse-Occitanie, Franck Touboul, a déclaré qu'il n'y avait "rien d'atypique" à communiquer avec des journalistes "dans une période comme celle-là, à la veille d'une commémoration". "Vous croyez que je ne connais pas mes ouailles ? (...) Que je ne sais pas qu'ils vont protester devant la présence du candidat Insoumis qui dépose une gerbe sur cette plaque?", a-t-il dit.
François Piquemal dénonce pour sa part sur X un "traquenard politique prémédité" à la veille du second tour des municipales. Il affirme avoir déposé plainte après avoir été pris à partie et avoir engagé un recours pour "ingérences numériques étrangères".
Jean-Luc Mélenchon, lui, parle d'une "une opération montée d'avance par certains, de mèche avec la rédaction en chef de France Télévisions, dans l'objectif d'influer contre les Insoumis et François Piquemal". Il réclame par ailleurs des "explications, des sanctions et des excuses publiques".
Cet incident était survenu quelques semaines après que le leader Insoumis avait ironisé lors d'un meeting de campagne sur la prononciation du patronyme du financier et criminel sexuel américain Jeffrey Esptein, s'attirant des accusations d'antisémitisme.
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