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Présidentielle 2027 : LFI a acté le mode de désignation de son candidat qui sera annoncé avant l'été

Le mouvement La France insoumise a validé son mode de désignation pour la présidentielle de 2027. Un candidat devrait être proposé avant l’été par l’intergroupe parlementaire, sur fond de large approbation des militants et d’une nouvelle dynamique qui pourrait relancer la candidature de Jean-Luc Mélenchon.

Jean-Luc Mélenchon, le 6 décembre 2025

Crédit : Quentin de Groeve / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP

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Le processus est désormais enclenché. La France insoumise a adopté sa "feuille de route" pour la présidentielle de 2027, un texte validé par 96,6% des 68.120 militants appelés à se prononcer. Ce document fixe les grandes lignes du mode de désignation du futur candidat du mouvement, une étape clé dans la préparation de l’échéance.

Selon ce texte, c’est l'"intergroupe" parlementaire - composé des députés, eurodéputés et maires insoumis, soit environ une centaine d’élus - qui sera chargé de proposer un nom pour l’investiture. Cette proposition émanera de la Coordination des espaces, la direction du mouvement.

Le calendrier a déjà été fixé : la désignation devrait intervenir avant l’été. Mais contrairement à d’autres formations politiques, il n’y aura pas de vote interne entre les élus pour trancher. Le choix reposera sur une logique de consensus.

"Notre méthode est celle du consensus. Il n’y aura pas de difficulté pour nous à y parvenir", a assuré Paul Vannier, député et cadre du mouvement. Il a néanmoins précisé que d’autres candidatures pourront être proposées et débattues lors de la réunion de l’intergroupe, alors que le fonctionnement interne de LFI est régulièrement critiqué.

Mélenchon, favori malgré ses réserves

Dans les faits, peu de suspense entoure cette désignation. Jean-Luc Mélenchon est apparu comme le favori naturel pour porter une nouvelle fois les couleurs du mouvement. Déjà candidat en 2017 et 2022, il pourrait ainsi s’engager dans une quatrième campagne présidentielle.

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Plusieurs cadres insoumis, dont Manuel Bompard, ont estimé qu’il restait le mieux placé. "Je n’ai pas d’autres noms à vous soumettre", a-t-il déclaré, jugeant "évident" que le leader historique est aujourd’hui le seul en mesure de qualifier la gauche au second tour, voire de l’emporter face à l’extrême droite.

Pourtant, l’intéressé lui-même entretient le flou. "Je n’ai jamais eu vocation à être candidat à vie", a-t-il récemment affirmé devant ses militants, tout en laissant la porte ouverte.

Une opposition interne affaiblie

La perspective d’une alternative semble aujourd’hui limitée. L’une des figures qui pouvait incarner une autre ligne, François Ruffin, a quitté le mouvement après les tensions internes et les exclusions de voix dissidentes en 2024.

En 2022 déjà, l’intergroupe insoumis - alors beaucoup moins étoffé - avait proposé la candidature de Jean-Luc Mélenchon sans qu’aucune contestation ne s’exprime.

Au-delà de la désignation interne, le futur candidat devra franchir une autre étape : réunir 150.000 parrainages citoyens pour valider son investiture. Une formalité qui ne devrait pas poser de difficulté majeure si Jean-Luc Mélenchon est choisi.

Lors de la précédente présidentielle, il avait atteint ce seuil en seulement quatre jours, témoignant de la capacité de mobilisation du mouvement.

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