2 min de lecture

"Le roi du cimetière, ce sera Jean-Luc Mélenchon" : sur RTL, Marine Tondelier juge "assez manifeste" que le leader LFI ne pourra jamais gagner en 2027

Invitée du Grand Jury RTL - Public Sénat - Le Figaro - M6, ce dimanche 26 avril, Marine Tondelier estime que Jean-Luc Mélenchon apparaît de plus en plus isolé et fragilise les chances de la gauche en 2027. La secrétaire nationale des Écologistes met en garde contre une multiplication des candidatures, qui pourrait laisser le leader de LFI en position de "roi du cimetière".

Marine Tondelier, invitée Le Grand Jury RTL – Public Sénat – Le Figaro – M6, le 26 avril 2026

Crédit : RTL

Le Grand Jury de Marine Tondelier

00:52:46

Olivier Bost & Athénaïs Cornette de Saint Cyr

Je m'abonne à la newsletter « Politique »

La question des insoumis s'invite partout. Alors que le leader de La France insoumise (LFI) apparaît de plus en plus isolé en dehors de son propre camp, notamment après ses déclarations ironiques sur la prononciation du nom du pédocriminel Jeffrey Epstein et celles visant Raphaël Glucksmann, l'avenir de la gauche s'impose comme une équation particulièrement épineuse. 

Interrogée sur la difficulté de la gauche à faire émerger une alternative crédible en vue de la présidentielle de 2027, Marine Tondelier, invitée du Grand Jury RTL - Public Sénat - Le Figaro - M6, ce dimanche 26 avril, n'a pas mâché ses mots. 

"Demandez aux opposants, dont Olivier Faure. J'ai compris que leur but dans la vie était de remplacer Jean-Luc Mélenchon et de créer une alternative. Ils ont longtemps dit qu'ils ne pouvaient pas faire une primaire parce qu'il y avait un risque que Jean-Luc Mélenchon y soit, alors qu'ils savaient très bien qu'il n'y serait pas. Maintenant que c'est officiel qu'il n'y participera pas, ils continuent à utiliser cet argument", a-t-elle déclaré. 

"Il est celui qui n'arrive pas à capitaliser tout le vote de la gauche"

"S'il y a quinze candidatures à gauche, le roi du cimetière, ce sera Jean-Luc Mélenchon. Et ceux que ça dérangera le plus, seront ceux qui ont fait de l'anti-LFI une ligne politique", a-t-elle poursuivi. 

Faut-il en déduire qu'elle estime que Jean-Luc Mélenchon est incapable de l'emporter en 2027 ? "C'est assez manifeste", affirme-t-elle. "On voit bien qu'au deuxième tour, dans les sondages, il est non seulement le candidat qui fait le plus mauvais score face à l'extrême droite, mais aussi celui qui n'arrive pas à capitaliser tout le vote de la gauche", a poursuivi la candidate à la présidentielle.

Néanmoins, la secrétaire générale des Écologistes se dit persuadée qu'une primaire de gauche est envisageable. "Tant qu'il y aura autant de candidatures, nous serons tous des petits candidats. Aucun aujourd'hui n’est en capacité de se qualifier au deuxième tour", explique-t-elle. "Quand tous les gens qui votent pour vous disent 'on veut cette primaire, faites comme vous voulez, mais travaillez ensemble', notre travail, c’est de les écouter", affirme-t-elle.

Le 5 mai 2026, un meeting est organisé pour promouvoir une primaire de gauche, avec la participation d'Olivier Faure, dirigeant du PS. "C'est une primaire qui commence à François Ruffin et qui peut-être ira jusqu’à Raphaël Glucksmann". 

Une liste qui tient la route malgré les différences d'idées ? "Oui j'ai des différences avec les gens cités (…) Si on fait le jeu des sept différences toute la journée, on regardera passivement la droite et l'extrême droite arriver au pouvoir", a défendu l’écologiste, refusant "d'abdiquer".  

La rédaction vous recommande

L’actualité par la rédaction de RTL dans votre boîte mail.

Grâce à votre compte RTL abonnez-vous à la newsletter RTL info pour suivre toute l'actualité au quotidien

S’abonner à la Newsletter RTL Info