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Présidentielle 2022 : pourquoi Mélenchon, Jadot et Hidalgo refusent de participer à la primaire populaire

ÉCLAIRAGE - Cette initiative citoyenne revendique désormais 311.000 inscrits, qui iront voter du 27 au 31 janvier pour désigner leur préférence parmi sept candidats de gauche présélectionnés.

Jean-Luc Mélenchon, Yannick Jadot, Anne Hidalgo
Jean-Luc Mélenchon, Yannick Jadot, Anne Hidalgo
Crédit : AFP
Marie-Pierre Haddad

Une primaire en quête de légitimité. À trois mois de l'élection présidentielle, la gauche est lancée dans la course plus divisée que jamais. En cause, la multiplication des candidatures et les faibles pourcentages dans les intentions de vote. 

Comment départager Jean-Luc Mélenchon, Yannick Jadot, Anne Hidalgo, Christiane Taubira et Fabien Roussel pour éviter une dispersion des voix lors du premier tour du scrutin ? Une initiative citoyenne a émergé depuis plusieurs semaines : la primaire populaire

Le 17 janvier dernier, elle a ainsi franchi la barre des 310.000 inscrits qui s'exprimeront lors du "vote d'investiture". Les organisateurs à l'origine de cette initiative ont indiqué que des "auditions" de candidats seraient organisées les 19 et 20 janvier. Seul bémol, tous les candidats de gauche ne comptent pas s'y soumettre. 

Une primaire populaire "problématique", selon LFI

L'offre a été lancée plusieurs fois ces dernières semaines et la réponse s'est toujours soldée par un non. Ni Jean-Luc Mélenchon, ni Yannick Jadot, ni Anne Hidalgo ont accepté de participer à la primaire populaire. Le candidat de la France insoumise a refusé avançant ne pas être "concerné par les mésaventures du centre gauche, entre le PRG de Taubira et le Parti socialiste d'Hidalgo"

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Lors du Grand Jury RTL, Le Figaro, LCI le 9 janvier dernier, Jean-Luc Mélenchon enfonçait le clou : "Ce n'est pas mon affaire. Ce n'est pas d'union dont nous avons besoin parce qu'elle empêcherait la mobilisation".

Dernier élément en date, le clan du candidat à l'élection présidentielle a dénoncé une démarche "problématique" et "insincère" de la part des organisateurs de cette primaire populaire. Le directeur de campagne de Jean-Luc Mélenchon, Manuel Bompard, a fustigé dans un communiqué "le caractère délibérément brutal de cette initiative, sans respect des personnes engagées dans cette élection présidentielle. Ainsi, les candidats seront soumis au vote sans leur accord. D'autres n'y seront pas, sans leurs avis non plus". 

Une "tromperie" pour les élections, pour EELV

Pour Yannick Jadot, le ton est le même. Sur RTL, le candidat écologiste a pointé une "tromperie" pour les électeurs. "Quand vous voulez renouveler la politique, vous respectez les personnes que vous mettez sur votre liste (...) Ils font des arguments juridiques comme quoi, à partir du moment où je suis candidat à la présidentielle, ils peuvent instrumentaliser mon nom (...) À moins de trois mois de l'élection présidentielle, je ne veux plus parler entre nous, je veux parler aux Françaises et aux Français", a-t-il expliqué.

Le candidat EELV rejette l'idée de se retirer au profit d'Anne Hidalgo. "Ma conviction, c'est qu'aujourd'hui je veux faire la guerre pour le climat, pas la guéguerre avec la vieille gauche ou au sein de la vieille gauche", a-t-il taclé envoyant ainsi un message direct à la candidate socialiste, ainsi qu'à Christiane Taubira.

Il conseille à la gauche de "régler ses problèmes avec le quinquennat Hollande" et se pose en "alternative au statu quo dramatique de Macron et aux pulsions de mort de Zemmour".

Une "déception", pour le PS

Anne Hidalgo a quant à elle opéré une volteface sur la primaire populaire. Tentée par l'initiative pour départager les candidats à gauche, elle a finalement refusé d'y participer en regrettant un processus sans débat qui va "classer les gens, même malgré eux".

Selon la maire PS de Paris, l'échec de cette primaire est due à Yannick Jadot. "Je l’ai dit, une primaire n’a de sens que si elle sert à avoir un candidat commun, un candidat unique et non à ajouter des candidatures. Evidemment si dans cette primaire, les Verts autour de Yannick Jadot ne sont pas présents, cela ne s’appelle plus une primaire, en tous les cas ce n’est pas cette primaire qui permettrait d’avoir ce candidat unique. Je le redis tant qu’il est possible de l’organiser, il faut l’organiser mais j’entends le refus, et je le regrette, que Yannick Jadot endosse", défendait-elle début janvier.

Membre de l'équipe de campagne d'Anne Hidalgo, la présidente PS de la région Occitanie, Carole Delga a estimé que la "primaire populaire" n'est "pas un projet sérieux", tout en reconnaissant que son parti n'a "pas assez travaillé" pour préparer 2022. "C'est la déception !", a-t-elle affirmé sur Public Sénat.

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