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Présidentielle 2022 : Macron et Le Pen sont favorables à la proportionnelle pour les législatives

Les deux candidats qualifiés pour le second tour de l'élection présidentielle ont exprimé leur volonté d'élire les députés à la proportionnelle pour mieux représenter les petits partis.

Emmanuel Macron et Marine Le Pen lors de meetings.
Emmanuel Macron et Marine Le Pen lors de meetings.
Crédit : Photos : AFP/ Montage : RTL.fr
Marine Derquenne

La candidate du RN et le président sortant s'affrontent sur la question des institutions. Lors de la conférence de presse tenue par Marine Le Pen dans son QG mardi 12 avril, la candidate a fait part de sa volonté d'instaurer le mode de scrutin proportionnel pour élire "deux tiers" des députés. Tandis qu'en 2017, Emmanuel Macron s'était dit favorable à une "dose de proportionnelle" pour "refléter le pluralisme de notre vie politique", cette année, le président candidat a assuré sur France 2 "ne pas être opposé" à la proportionnelle intégrale pour les élections législatives. Cela permettrait, d'après lui, de "mieux représenter les forces politiques à l'Assemblée".
De son côté, la candidate du RN Marine Le Pen défend la proportionnelle qui, selon elle, "permet une représentation de la diversité des opinions et favorise l'émergence de nouvelles thématiques dans le débat public". "Elle ouvre une juste représentation parlementaire, notamment pour les courants très minoritaires" et "elle pacifie l'expression politique qui peut se tenir dans un cadre institutionnel au sein de l'Assemblée plutôt que de manière anarchique et incontrôlée dans la rue", a expliqué la candidate. Marine Le Pen a ajouté que la proportionnelle assurerait "une juste représentation des sensibilités qui s'expriment dans le pays". En 1989, avec la proportionnelle, le FN avait obtenu 35 sièges aux élections législatives. En 2017, le parti ne comptait que 8 députés.

Qu'est-ce que le mode de scrutin proportionnel ?

Actuellement, les députés sont élus au scrutin uninominal majoritaire à deux tours. Autrement dit, les candidats qui ont réuni plus de 12,5% des électeurs inscrits sont qualifiés pour le second tour et le candidat arrivé en tête est élu. Avec le scrutin uninominal majoritaire, les Français votent pour un candidat, une personnalité. 

Or, avec le mode de scrutin proportionnel, les citoyens seraient amenés à voter pour une liste et non pas pour un candidat. Les sièges seraient répartis de manière proportionnelle en fonction des suffrages obtenus.

En 2017, le président sortant sous-entendait établir un mode de scrutin mixte. Autrement, il souhaitait maintenir le mode de scrutin uninominal à deux tours pour certains députés quand d'autres seraient élus à la proportionnelle. Plusieurs projets de loi avaient été proposés, puis ont été reportés pour, finalement, ne jamais aboutir. Cette année, Macron n'exclut l'idée d'une proportionnelle intégrale. En mars dernier, à Pau, le président candidat a déclaré qu'"à titre personnel, je ne suis pas pour la doser, mais pour la vraie proportionnelle", autrement, pour tous les députés. 

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De son côté, Marine Le Pen soutient une proportionnelle à "deux tiers des députés". Un tiers des députés seraient donc toujours élus au scrutin majoritaire. 

Concrètement, entre la proportionnelle intégrale et partielle, qu'est-ce qui change ?

En s'appuyant sur les résultats des élections législatives de juin 2017, le journal Le Monde a comparé les différents cas de figure. Avec le scrutin uninominal à deux tours, le président Emmanuel Macron avait récolté une large majorité absolue à l'Assemblée, LaREM ayant obtenu 289 sièges. 

Avec la proportionnelle partielle, il n'y aurait pas eu de grands changements en 2017. Le parti d'Emmanuel Macron aurait toujours été majoritaire à l'Assemblée nationale. Seule modification : les députés FN aurait pu avoir un groupe à l'Assemblée, puisque plus de 15 députés auraient été élus, dépassant le seuil minimum de 15 membres pour former un groupe à l'Assemblée nationale. Or, pendant le quinquennat de Macron, les députés FN, comme Marine Le Pen ou Emmanuelle Ménard, étaient "non-inscrits". 

À la proportionnelle absolue, les décodeurs du journal Le Monde expliquent qu'il n'y aurait pas eu de majorité absolue à l'Assemblée. Les petits partis auraient pu être davantage représentés et le FN aurait récolté 81 sièges. 

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