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Présidentielle 2022 : comment Marine Le Pen veut éviter l'affrontement avec Éric Zemmour

DÉCRYPTAGE - La candidate à l'élection présidentielle refuse de qualifier Éric Zemmour d'adversaire politique. Une stratégie qui vise à ménager le polémiste en attendant une officialisation de candidature pour 2022.

Marine Le Pen, le 12 septembre 2021
Marine Le Pen, le 12 septembre 2021
Crédit : Valery HACHE / AFP
Marie-Pierre Haddad

“L’art de la guerre, c’est de soumettre l’ennemi sans combat", écrivait le philosophe chinois Sun Tzu dans L'Art de la guerre. Cette citation s'adapte à la stratégie mise en place par Marine Le Pen envers Éric Zemmour. 

Le polémiste se rapproche chaque jour un peu plus d'une déclaration de candidature à l'élection présidentielle de 2022. Et chaque jour qui passe, Éric Zemmour continue son opération de destruction du Rassemblement national. "Tout le monde a compris au RN que Marine Le Pen ne gagnerait jamais", déclarait-il le 3 septembre dernier. 

De son côté, la candidate RN à l'élection présidentielle a indiqué au Journal télévisé de TF1 : "Je ne traiterai jamais Éric Zemmour comme un adversaire". "Éric Zemmour fait partie de ceux qui croient en la France. Nous avons des divergences mais je pense que l'on gagne dans l'union et non pas dans la division", a-t-elle ajouté en soulignant que le polémiste devrait plutôt réserver "ses attaques à Emmanuel Macron".

Un frein pour le second tour ?

La possibilité d'une candidature d'Éric Zemmour met le Rassemblement national dans une position délicate. D'un côté, les thèmes de prédilection du parti sont repris et entrent dans le débat à quelques mois de l'élection présidentielle. De l'autre, le polémiste pourrait affaiblir le score de Marine Le Pen. 

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Invitée du Grand Jury RTL, Le Figaro, LCI en juin dernier, la candidate s'interrogeait sur l'intérêt de la candidature d'Éric Zemmour. D'après elle, cela ne "l'empêchera pas d'accéder à la présidence mais d'arriver en tête au premier tour, ce qui est important pour créer une dynamique". 

Éric Zemmour a de quoi plaire à l’électorat RN. C'est pourquoi le parti a décidé de le ménager. "Éric Zemmour n'est pas un ennemi, confie le porte-parole du RN, Julien Sanchez au micro de RTL. Éric Zemmour a le droit de développer des idées, a même le droit d'être candidat à une élection si c'est son souhait. On redit simplement qu'il contribue au 'suicide français' en divisant le camp national". 

Il y a toujours un troisième homme

Marine Le Pen

Ménager mais ne pas gonfler pour autant la possibilité d'une candidature. En marge de l'université de rentrée du RN, Marine Le Pen concède que "si cette candidature va jusqu’au bout, il peut effectivement être une gêne". Elle s'est aussi attelée à décrédibiliser la candidature du polémiste. "Ah, le moment du troisième homme ! Il y a toujours un troisième homme", a-t-elle ironisé au Point se moquant du "mythe" du troisième homme en politique.

Tandis qu'Éric Zemmour martèle que voter Marine Le Pen reviendrait à donner une voix à Emmanuel Macron, au Rassemblement national, on analyse la situation sous un autre prisme. "Son programme est le même que celui de Marine. Pourquoi fracturer sa famille politique ? Il serait responsable de la réélection de Macron !", selon André Rougé, le président des Horaces, un groupe de hauts fonctionnaires qui conseillent secrètement Marine Le Pen, explique l'hebdomadaire.

En attendant, les proches de Marine Le Pen s'arment de patience, en rappelant qu'une candidature à l'élection présidentielle nécessite des parrainages, des signatures et de l'argent. Trois éléments qui pourraient manquer à Éric Zemmour, selon eux.

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