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Présidentielle 2022 : la classe politique plongée dans l'incertitude du vote des militants LR

DÉCRYPTAGE - Les adhérents Les Républicains se prononcent ce 1er décembre sur leur candidat pour 2022. Au sein du parti, mais aussi dans la macronie et à gauche, le résultat sera scruté avec attention.

Xavier Bertrand, Philippe Juvin, Valérie Pécresse, Michel Barnier et Eric Ciotti
Xavier Bertrand, Philippe Juvin, Valérie Pécresse, Michel Barnier et Eric Ciotti
Crédit : JULIEN DE ROSA / AFP
Marie-Pierre Haddad

Les campagnes en politique ont toujours un côté imprévisible. Si vous ajoutez à cela une élection qui repose sur le vote des militants, le flou est certain. C'est actuellement la situation dans laquelle se trouvent Les Républicains. Les militants élisent dès ce mercredi 1er décembre celui qui les représentera pour l'élection présidentielle

Michel Barnier, Xavier Bertrand, Eric Ciotti, Philippe Juvin et Valérie Pécresse ont multiplié les déplacements sur le terrain, dans les fédérations, mais aussi les meetings et sans oublier les quatre débats. Cet agenda a poussé leurs adversaires à ajuster leur campagne. Eric Zemmour a déclaré sa candidature la veille du premier tour et fera un meeting au lendemain du résultat du second tour et Marine Le Pen sera en Pologne pour l'entre-deux-tours

"On est un peu revenu sur l'écran des radars", se félicite un des candidats. Si Les Républicains semblent ravis de cette attention médiatique et politique, le mystère reste épais quant à candidat ou à la candidate qui émergera de ce congrès. Chacun essaye de faire son pronostic pour le second tour, mais les inconnues sont nombreuses et les possibilités multiples. 

L'énigme du vote interne

Un membre de la direction des Républicains résume la partie d'échecs qui s'est déroulée. "Michel Barnier a joué sur sa fidélité, Xavier Bertrand sur le vote utile, Valérie Pécresse a dû effacer l'image de Macron-compatible", observe-t-il. Au bout de quelques minutes, il se livre à un avis. "Xavier Bertrand est le mieux préparé. Il est le plus lucide sur ses faiblesses et il a fait une tournée boulimique des fédérations, énumère-t-il. Mais ça peut vite faire faux". 

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"On est dans le brouillard", reconnaît un député LR soutien de Valérie Pécresse. "C'est très compliqué de savoir comment réagissent des adhérents. Valérie Pécresse, c'est du sérieux et un projet crédible, appuie ce soutien. Michel Barnier a laissé des plumes dans cette campagne. Eric Ciotti lui a fait du mal". Quant à Xavier Bertrand, l'élu répond par un haussement d'épaules. 

Direction alors vers un cadre du parti pour tenter de déceler une dynamique, si elle existe, pour l'un des cinq candidats. A peine, s'avance-t-il pour émettre un pronostic, qu'il s'arrête net. "Il y a des éléments que l'on ne maîtrise pas", concède-t-il. 

Barnier est resté au minitel, Pécresse n'est pas sympathique et Ciotti, c’est Zemmour

Un très proche d'Emmanuel Macron

Cette incertitude ne sévit pas seulement aux Républicains. Le reste de l'échiquier politique aussi observe l'élection du candidat de la droite à cinq mois de l'élection présidentielle. A gauche, on s'interroge sur celui qui remportera cette primaire. "Je n'ai pas cru entendre de différences entre les candidats", souligne un ancien ministre de François Hollande. Pour lui, Eric Ciotti et Michel Barnier se sont démarqués. Le premier "a crevé l'écran dans les débats", explique-t-il. Quant au second, "il est très central. Il est meilleur que Xavier Bertrand parce qu'il est sincère. Il a aussi ce côté homme d'Etat et rassembleur", ajoute-t-il.

Du côté d'Emmanuel Macron, on attend la pièce manquante du puzzle de la présidentielle de 2022. Un très proche du chef de l'Etat se lâche : "Bertrand, je le déteste. Il louvoie sur le grand remplacement et sur tous les sujets". Tout en reconnaissant qu'il est le candidat "le plus dangereux pour le président. Il a une carte à jouer un peu populiste sur les élites et la province". Le président des Hauts-de-France n'est pas le seul à être criblé de critiques. "Barnier, il est resté au minitel. Pécresse, elle n'est pas sympathique et Ciotti, c’est Zemmour", mitraille-t-il.

Au Rassemblement national dans l'entourage de Marine Le Pen, on élude la question en insistant sur le fait qu'Emmanuel Macron reste leur seul adversaire. Une façon d'appuyer l'idée selon laquelle Marine Le Pen est la seule à pouvoir arriver au second tour face au président. Reste pour la classe politique à prendre son mal en patience. Résultat le 4 décembre. 

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