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Présidentielle 2017 : "Un débat à onze, nécessaire mais pas franchement passionnant"

ÉDITO - La totalité des candidats à la présidentielle ont rendez-vous ce mardi 4 avril pour une joute télévisée inédite. Revue d'effectif.

Le plateau du débat télévisé à onze candidats sur BFMTV et CNews diffusé le 4 avril
Le plateau du débat télévisé à onze candidats sur BFMTV et CNews diffusé le 4 avril
Crédit : AFP / Lionel Bonaventure
Alba Ventura : "Un débat à onze, nécessaire mais pas franchement passionnant"
03:00
Présidentielle 2017 : "Un débat à onze, nécessaire mais pas franchement passionnant", selon Alba Ventura
03:05
L'invite´ de RTL - Alba Ventura
Alba Ventura
Animateur

C'est ce mardi 4 avril au soir que les "petits candidats" entrent en scène. Ils sont six, et ils vont participer pour la première fois au débat qui oppose les onze candidats à l'élection présidentielle. Pour eux, c'est une bonne chose d'être là. C'est un moment de publicité extraordinaire. C'est la gloire. C'est le "quart d'heure de célébrité" dont parlait Andy Warhol. Maintenant, on ne va pas se mentir : un débat à onze, c'est très compliqué. C'est sans doute très démocratique - ils se sont qualifiés selon les mêmes règles que les autres -, c'est sans doute un exercice nécessaire - ils vont pouvoir s'exprimer comme les autres -, mais ce n'est pas parce que c'est nécessaire que c'est passionnant.

On va être dans un mélange de sérieux et de folklore. Vous allez avoir côte à côte des personnes qui rêvent de devenir président, et d'autres qui ne rêvent pas de devenir président. C'est, par exemple, ce qu'a déclaré Philippe Poutou. Vous allez avoir côte à côte des candidats qui peuvent devenir président, et d'autres qui ne peuvent pas, et qui ne sont là que pour faire un tour de piste.

Lassalle, le phénomène

L'un des six "petits" candidats peut-il tirer son épingle du jeu ? Cela dépend de ce qu'on entend par là. Mais de Nathalie Arthaud à Jacques Cheminade, en passant par François Asselineau, Nicolas Dupont-Aignan, Philippe Poutou et Jean Lassalle, il y en a certainement un qui peut se faire "remarquer" sur ses idées, ou alors sur son attitude, son besoin d'être sous les feux de la rampe.

On pense à Jean Lassalle, le député du Béarn, qui ne manque jamais une occasion de se distinguer. Il maîtrise l'art de la mise en scène comme personne. Vous avez certainement vu la vidéo de son passage devant les maires de France (qui en parlent encore) où, caché derrière son pupitre, il se redresse la main levée, telle une fleur prête à s'épanouir, en clamant : "Grâce à mon élection, la sève va remonter du sol pour aller rencontrer le soleil", ou encore qui déclare qu'il n'aura "pas peur de Trump et de Poutine", lui qui a "déjà affronté des ours, des loups et des cavernes".

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Cela peut être cocasse avec lui ce soir. Jean Lassalle, c'est un phénomène. C'est comme si on avait réuni Jean-Frédéric Poisson et Jean-Luc Benhamias, les deux "petits candidats" de la primaire de droite et de gauche. Lassalle est très atypique ; et un débat à onze, cela peut mettre en lumière ce qui est atypique.

Dupont-Aignan, "le plus gros des petits"

Parmi ces six, il y en a un qui pourrait mordre les mollets d'un plus "balèze". C'est Nicolas Dupont-Aignan, qui pourrait grignoter une part de l'électorat de François Fillon. C'est le plus gros des petits candidats : il oscille entre 3 et 5% dans les sondages, alors que les autres ne dépassent pas 1%. Il a le sens de la formule et des coups politiques. Il martèle que sa marque de fabrique, c'est la droiture. Il va sans doute saisir l'occasion ce soir de bousculer le candidat des Républicains empêtré dans ses affaires.

Avec un risque, pour lui comme pour les autres : si les petits candidats se mettent à pilonner les gros, cela pourrait dissuader ces derniers de participer au prochain débat à onze prévu le 20 avril sur France 2. Jean-Luc Mélenchon a déjà décliné. Emmanuel Macron pourrait en faire autant. François Fillon attend de voir. Le prochain quart d'heure de célébrité pourrait tourner court.

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