2 min de lecture Présidentielle 2017

Présidentielle 2017 : les élus socialistes qui parraineront Emmanuel Macron seront exclus du parti

Le premier secrétaire du parti, Jean-Christophe Cambadélis, visait notamment le sénateur-maire de Lyon, Gérard Collomb.

Myriam El Khomri et Emmanuel Macron, le 21 juin à Paris
Myriam El Khomri et Emmanuel Macron, le 21 juin à Paris Crédit : PATRICK KOVARIK / AFP
Ambre Deharo
Ambre Deharo
et AFP

Sale temps à venir au Parti Socialiste ? Jean-Christophe Cambadélis se veut très clair sur un point. Les élus qui auraient l'intention de parrainer la candidature d'Emmanuel Macron devront abandonner le parti. Ce que le premier secrétaire du PS avait déjà laissé entendre. "J'ai dit, et je n'ai pas bougé, que ceux qui le parraineraient ne seraient plus au Parti socialiste", a-t-il ainsi déclaré sur BFMTV, le 7 février.

Dans le viseur de Jean-Christophe Cambadélis, Gérard Collomb notamment, le sénateur-maire de Lyon. Celui-ci n'a pas caché voir en Emmanuel Macron un certain avenir pour la France, et ne tarit pas d'éloges à son sujet. Ainsi, lorsque le journaliste de BFMTV lui a posé la question, "le maire de Lyon, par exemple, sera exclu ?", le Premier secrétaire du PS a répondu : "Bien sûr, sans problème". Ajoutant immédiatement que selon lui "on ne peut pas être à la fois dans l'équipe du Parti socialiste et parrainer l'équipe adverse". Gérard Collomb était présent et a même prononcé un discours avant que le candidat à la présidentielle a pris la parole. 

Macron out, Mélenchon in

Le député parisien s'est par ailleurs dit "inquiet" devant l'absence de propositions visibles de la part d'Emmanuel Macron. "Pourquoi il ne veut pas dévoiler son programme ? Est-ce qu'il y a quelque chose qui n'est pas avouable ?", a ainsi interrogé l'homme politique. "Je me dis que, peut-être, il est trop à droite et que ça lui sera reproché par des gens de gauche qui le soutiennent actuellement. Peut-être est-il trop à gauche et ça lui sera reproché par des gens qui sont à droite", a-t-il ainsi estimé. Selon lui, le candidat Macron est "un peu creux", et sa persistance à ne pas se définir "finit par poser un problème". 

Et si Jean-Christophe Cambadélis ne semble pas envisager de rapprochement avec un Emmanuel Macron qui ne montre aucune couleur rosée, il ne s'est pas opposé en revanche à des discussions entre Benoît Hamon et Jean-Luc Mélenchon, leader de la France insoumise. Pour lui, un rapprochement entre les deux hommes n'est "pas du tout" impossible. Mais il interroge tout de même : "Est-ce que [Jean-Luc Mélenchon] veut rester à 10% dans son splendide isolement, ou est-ce qu'il veut participer à une action de redressement de la France ? "

La rédaction vous recommande
Lire la suite
Présidentielle 2017 Élection présidentielle Emmanuel Macron
Restez informé
Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires. Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Connectez-vous Inscrivez-vous

500 caractères restants

fermer
Signaler un abus
Signaler le commentaire suivant comme abusif
500 caractères restants