1. Accueil
  2. Actu
  3. Politique
  4. Présidence LR : qui sont les candidats et quels sont leurs soutiens ?
4 min de lecture

Présidence LR : qui sont les candidats et quels sont leurs soutiens ?

DÉCRYPTAGE - L'élection pour désigner le président des Républicains (3 et 10 décembre) devient peu à peu l'antichambre de la prochaine élection présidentielle.

Eric Ciotti, Bruno Retailleau et Aurélien Pradié
Eric Ciotti, Bruno Retailleau et Aurélien Pradié
Crédit : AFP
Marie-Pierre Haddad

Que la campagne commence. Les Républicains entament une nouvelle étape dans la désignation de leur futur président. Eric Ciotti, Bruno Retailleau et Aurélien Pradié ont validé leur candidature en remettant au minimum 485 parrainages de militants et 10 d'élus. Le maire LR d'Orléans, Serge Grouard, n'a, lui, pas rempli ces conditions. Sa campagne s'arrête donc ici

Le premier a être sorti du bois est Eric Ciotti. Il devra batailler contre le patron des sénateurs LR Bruno Retailleau. Mais aussi contre Aurélien Pradié, numéro 3 du parti et défenseur d'une droite sociale.
À travers toutes ces ambitions, ce sont les différentes familles politiques qui composent Les Républicains qui s'affrontent dans une ultime bataille pour reconstruire un parti meurtri par l'échec de l'élection présidentielle. Les Wauquiezistes contre les Fillonistes abandonnés, sans oublier Xavier Bertrand qui n'a pas dit son dernier mot. 

Eric Ciotti, pro-Wauquiez

Avec la candidature d'Eric Ciotti, c'est l'écurie de Laurent Wauquiez qui se positionne pour la présidentielle de 2027. Le député LR des Alpes-Maritimes incarne une ligne conservatrice, principalement centrée sur l'immigration et la sécurité. Durant la campagne présidentielle, il n'avait pas masqué ses points de convergence avec Eric Zemmour.

Eric Ciotti a ainsi a d'ores et déjà apporté son soutien au président de la région Auvergne-Rhône-Alpes. Dans Le Journal du Dimanche du 3 septembre dernier, il a assuré que "Laurent Wauquiez est le mieux placé pour incarner l’avenir de la droite". Pour lui, "dans son territoire, Laurent Wauquiez connaît une extraordinaire réussite". "Laurent Wauquiez a développé des politiques très novatrices tout en gérant remarquablement l’argent public. Il porte une vision courageuse de la France et de son avenir", a-t-il ajouté dans le journal. 

Donnant-donnant. Laurent Wauquiez mise sur la candidature d'Eric Ciotti car ce dernier a déjà prévenu qu'il ne se présentera pas à la prochaine élection présidentielle. Sur France 2, Virginie Calmels résumait la situation : "Laurent Wauquiez n'est pas candidat à la présidence pour le parti, donc Éric Ciotti le fait à sa place".

Bruno Retailleau, de Fillon à Larcher

Ténor de la droite, Bruno Retailleau se lance donc dans la course pour la présidence du parti. Dans Le Figaro, il a revendiqué une ligne "populaire et patriote". Il prévient que "cette élection ne doit pas se transformer en un face-à-face entre deux camps qui joueraient la surenchère" car "dans notre état de faiblesse, un choc frontal pourrait nous briser".

Proche de François Fillon, le patron des sénateurs LR a reçu le soutien de l'ancien premier ministre. "J’ai toujours pu compter sur lui dans les moments difficiles. Il a des convictions solides, une expérience forgée sur les terres de Vendée et des Pays de la Loire", a-t-il écrit sur Twitter

Bruno Retailleau a déjà commencé à rassembler... auprès des candidats à la présidence LR qui ont retiré leur candidature : Othman Nasrou et François-Xavier Bellamy. Avec eux, Bruno Retailleau peut compter sur le soutien président LR du Sénat Gérard Larcher. Rassembler ? Presque. Le patron des sénateurs LR a pris ses distances avec Nicolas Sarkozy. "Notre passé a un passif", taclait-il dans Le Grand Jury RTL, Le Figaro, LCI. Un argument de campagne qui pourrait convaincre les militants qui n'ont pas pardonné à l'ancien président son soutien à Emmanuel Macron pendant la présidentielle.

Aurélien Pradié, le poulain de Jacob et de Bertrand

Aurélien Pradié détonne au sein du parti. "La droite ne s'est pas positionnée sur les thèmes sociaux depuis quelque temps, elle se concentre trop sur la sécurité et l'immigration. Or, le social, c'est l'ADN de la droite", fustigeait-il dans Le Point

Son parcours chez Les Républicains remonte à l'époque de l'UMP où en 2007 il prend la tête des Jeunes UMP du Lot. Il fera un passage au sein du mouvement "Les Populaires" de Guillaume Peltier. Onze ans plus tard, il fait partie du "cabinet fantôme" de Laurent Wauquiez. Lors du dernier congrès LR visant à désigner le candidat du parti pour la présidentielle, Aurélien Pradié avait soutenu Xavier Bertrand.

Au sein des Républicains, Aurélien Pradié n'est pas seulement connu pour ses engagements politiques, mais pour son côté "cash". Un franc-parler qui crispe certains membres de sa famille politique. Un ténor LR ne mâche pas ses mots à son égard : "Je l'aime bien, mais il se met dans la tête que pour avoir l'embryon de l'esquisse d'un soupçon d'existence dans les médias, il faut parler sur les siens". Sans doute une mauvaise idée, selon lui. Un autre membre des Républicains reconnaît avoir "de l’admiration pour beaucoup de ses engagements" mais "ce qui est dommage, c’est qu’il gâche son talent par son côté brutal".

Si chaque candidat dit vouloir éviter que cette élection ne se transforme en "guerre des chefs", le risque continue de planer au-dessus des Républicains. 

La rédaction vous recommande
À écouter aussi

L’actualité par la rédaction de RTL dans votre boîte mail.

Grâce à votre compte RTL abonnez-vous à la newsletter RTL info pour suivre toute l'actualité au quotidien

S’abonner à la Newsletter RTL Info

Commentaires