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"Je crois que c'est ce vers quoi on s'oriente" : Boris Vallaud s'attend au recours au 49.3 du fait de la non censure du PS

Invité de RTL ce lundi, le patron des députés PS a envisagé "la possibilité d'une non censure" du gouvernement sur le budget, après les concessions faites vendredi par Sébastien Lecornu. Le député des Landes considère, dans ce contexte, que le chef du gouvernement pourrait opter pour le 49.3 pour faire adopter le texte sans vote au parlement.

Boris Vallaud, invité de RTL ce lundi 19 janvier

Crédit : RTL

Boris Vallaud, patron des députés PS : "On a besoin d'un budget"

00:09:38

Boris Vallaud, patron des députés PS : "On a besoin d'un budget"

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Thomas Sotto - édité par Yasmine Boutaba

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Un Conseil des ministres se tiendra ce lundi 19 janvier. L’objectif est clair : permettre au Premier ministre Sébastien Lecornu de choisir l’outil constitutionnel pour faire aboutir le budget 2026. "Entre l’article 49.3 et l’ordonnance budgétaire, rien n’est exclu et ça aboutira demain", avait assuré la porte-parole, précisant que le choix serait annoncé à l’issue de cette réunion.

“On a besoin d’un budget”. C’est par cette formule que Boris Vallaud, invité de RTL ce lundi 19 janvier, a résumé la ligne du Parti socialiste. D'après le patron des députés PS, la piste privilégiée serait le recours au 49.3. "Je crois que c'est vers ça qu'on s'oriente", a-t-il estimé au micro de Thomas Sotto, jugeant "hasardeux" un recours aux ordonnances.

Le député des Landes a par ailleurs confirmé que son groupe considérait avoir obtenu des garanties du gouvernement après les annonces de Sébastien Lecornu vendredi 16 janvier dernier, ouvrant la voie à "la possibilité d'une non censure" sur le budget. 

Le PS entre opposition et responsabilité 

Le patron des députés PS a rappelé que le texte à venir constituait "l’addition de huit ans de budgets que nous condamnons". Un budget qu’il ne qualifie ni d’idéal ni conforme à ce qu’aurait porté la gauche, mais face auquel les socialistes se retrouvent “mis devant un fait accompli”.

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Pour autant, il a reconnu des inflexions obtenues ces derniers mois. "On a fait reculer le gouvernement sur un certain nombre de points" a-t-il déclaré avec une politique jugée "injuste", citant l’abandon d’économies initialement prévues sur les retraités, les jeunes ou encore le gel du RSA et des APL. Par ailleurs, le responsable socialiste a abordé des avancées comme la mise en place du repas à un euro pour tous les étudiants, tout en estimant que ces mesures restaient insuffisantes.

Dans un contexte d’instabilité économique et d’insécurité internationale, le responsable socialiste a plaidé pour une lecture globale de la situation. "La démocratie parlementaire n’est pas inutile" a-t-il insisté, appelant à mesurer "d’où nous partons et où nous en sommes". 

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