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Deux trains à grande vitesse sont entrés en collision dimanche 18 janvier 2026 dans le sud de l'Espagne.
Crédit : Jorge GUERRERO / AFP
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Le bilan ne cesse de s'alourdir en Espagne. Au moins 39 morts et plus d'une centaine de blessés sont à déplorer dans la collision entre deux trains à grande vitesse survenue dans le sud du pays, dans la soirée du 18 janvier. Parmi les témoignages, un passager prénommé Adri, a posté des vidéos quelques minutes après l'accident. Il n'y a plus de lumière, les voyageurs s'éclairent à la lueur des téléphones portables. Il y a cette poussière métallique, ce voile gris qui enveloppe et ce calme absolu.
Dans cette voiture, aucune panique, aucun cri, les passagers remettent leurs manteaux, essayent de rassembler leurs affaires, d'appeler leurs proches, les gens se lèvent, presque comme une arrivée en gare normale. Il y a la voix de cet homme avec un gilet jaune donnant les informations d'une voix ferme mais rassurante : "Restez assis pour l'instant s'il vous plaît. Si certains parmi vous maitrisent les gestes de premiers secours, faites vous connaître".
Adri, le passager, écrit : "À ce moment là, malgré les secousses et le choc qu'on avait encaissés, nous n'étions conscients de rien. Nous étions dans la voiture numéro cinq en direction de Madrid, juste avant celles qui ont été le plus durement touchées". Ce n'est qu'en descendant, en file indienne, qu'ils ont vu et qu'ils ont commencé à comprendre que tout s'était joué à quelques mètres, à quelques places près. D'autres voitures s'étaient transformées en tombeaux.
Les premiers témoignages émergent peu à peu. "J'étais assise dans une cabine de service à l'arrière avec la porte fermée. J'ai été projetée hors de cette cabine [...] c'est ma tête qui a ouvert la porte et j'ai perdu connaissance. Les voitures sont couchées, broyées, les marteaux brise glace servent à défoncer les vitres qui ont résisté. Certains sont parvenus à s'extraire par leurs propres moyens", raconte Raquel, employée du train à la radio Cadena SER.
Nous avons côtoyé la mort, nous avons vu des choses terribles
Salvador, passager du train
Un autre passager, Salvador, parle d'un défilé de "visages ensanglantés", "de corps mutilés", "de scènes d'horreur" : "J'ai l'impression d'avoir survécu à un tremblement de terre. Nous avons connu le pire moment de nos vies, nous avons côtoyé la mort, nous avons vu des choses terribles", explique-t-il à la presse espagnole.
Les centres de dons du sang de la province de Cordoue ont annoncé qu'ils allaient prolonger leurs horaires. Le passager, Adri, a choisi comme d'autres de ne pas rester dans ce coin d'Andalousie. Il a prit un bus dans la nuit pour terminer son voyage jusqu'à Madrid. À 6h17, ce lundi 19 janvier, il a posté un dernier message : "Enfin à la maison. On va essayer de dormir un peu, si on y arrive".
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