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Yaël Braun-Pivet, invitée dans Le Grand Jury RTL - Public Sénat - Le Figaro - M6, le 18 janvier 2026
Crédit : Le Grand Jury RTL - Public Sénat - Le Figaro - M6
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"Nous avons échoué à débattre". La présidente de l'Assemblée nationale Yaël Braun-Pivet dit "déplorer" que les discussions autour du projet de loi de finances n'aient pas abouti à l'examen du texte. "Là où je n'ai pas de doute, c'est que nous avons échoué à débattre et à adopter ce budget (...). Aujourd'hui, je regrette que l'Assemblée nationale ne puisse pas aller au bout de l'examen du budget. Nos règles ne sont pas adaptées, il faut les modifier", assure-t-elle ce dimanche 18 janvier, invitée dans Le Grand Jury RTL - Public Sénat - Le Figaro - M6.
"Ce qu'on observe aujourd'hui, c'est qu'il y a finalement des négociations et l'amorce d'un compromis sur le budget. Ce qu'on peut tous déplorer, c'est que ce compromis ne puisse pas naitre sur les bancs de l'Assemblée nationale (...). Les discussions se font en dehors de l'hémicycle", poursuit-elle.
En quête d'un compromis sur le budget, le Premier ministre Sébastien Lecornu recherche un accord avec le Parti socialiste (PS) pour faire adopter un budget avant la fin du mois, tout en évitant la censure. Il a présenté, vendredi 16 janvier, des mesures pour tenter de convaincre les parlementaires.
Samedi 17 janvier, le patron du PS Olivier Faure s'est dit satisfait des "victoires obtenues" et annoncé qu'il "proposera aux socialistes de ne pas censurer le gouvernement", sous deux conditions.
Ces derniers jours, le gouvernement a également acté l'impossibilité de faire adopter le budget par un vote, faute de majorité. Il doit désormais choisir entre le 49.3 ou l'ordonnance budgétaire, dispositif inédit qui impose la mise en place du projet initial.
Yaël Braun-Pivet n'a pas souhaité indiquer quelle serait sa préférence : "Ce sont deux outils constitutionnels à la main du gouvernement (...) Ce n'est pas à moi de choisir", a-t-elle balayé. "Moi, ce que je préfère et ce que je souhaite, c'est que la France ait un budget."
Sébastien Lecornu s'était pourtant engagé à ne pas recourir le 49.3. "Quand on fait de la politique, il faut tenir les engagements qu'on prend", a-t-elle glissé, reconnaissant "partager" le constat d'échec de la méthode du Premier ministre.
La députée a promis de tenter de modifier la procédure d'examen des budgets d'ici l'année prochaine, regrettant le nombre croissant d'amendements et l'organisation du débat parlementaire, qui imposent de discuter d'abord des recettes, puis des dépenses de l'État.
"Nous n'avons parlé que de taxes, que de recettes supplémentaires, que d'impôts", et pas suffisamment "de ce qui intéresse au premier chef les Français", comme "la justice, l'Éducation nationale, les questions environnementales", a-t-elle listé. "Démocratiquement, ça ne va pas."
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