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Œuf jeté sur la tête de Jordan Bardella : l'homme interpellé avait déjà visé Éric Zemmour en 2022

Ce samedi 29 novembre, un homme a été interpellé pour avoir jeté un œuf sur la tête de Jordan Bardella à Moissac, dans le Tarn-et-Garonne. L’auteur présumé, un ancien agriculteur de 74 ans, n’en est pas à son premier geste du genre.

Jordan Bardella, le 19 novembre 2025 au salon Milipol

Crédit : Arthur N. Orchard / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP

Antoine Jacquet & Maxime Levy

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Ce samedi 29 novembre, un homme a été interpellé après avoir jeté un œuf sur la tête de Jordan Bardella, alors que le président du Rassemblement national participait à une séance de dédicace à Moissac, dans le Tarn-et-Garonne, pour la promotion de son dernier livre, Ce que veulent les Français.

Quelques heures après les faits, Jordan Bardella a réagi sur X, dénonçant une agression politique. "Plus nous progressons, plus nous nous rapprochons du pouvoir, et plus la violence de l’extrême gauche, de l’intolérance et de la bêtise pure se déchaîne", a-t-il écrit. Sur RTL, ce dimanche matin, le porte parole du RN a aussi dénoncé un "climat de violence".  

L'homme interpellé, placé en garde à vue, n'en est pas à son coup d'essai. Selon les informations de RTL, le suspect - un retraité agricole de 74 ans - avait déjà écrasé un œuf sur la tête d’Éric Zemmour lors d’un déplacement du polémiste d’extrême droite à Moissac, en pleine campagne présidentielle, le 12 mars 2022.

Selon La Dépêche, cet ancien agriculteur de Castelsarrasin, père d’un enfant autiste, avait justifié son geste par son opposition aux prises de position d’Éric Zemmour sur le handicap. Le leader de Reconquête avait en effet dénoncé "l’obsession de l’inclusion" et plaidé pour la création d’instituts spécialisés pour les enfants en situation de handicap. Des propos pour lesquels il avait été condamné à une amende de 500 euros avec sursis.

L'ancien agriculteur a réitéré

Deux mois plus tard, l’homme avait récidivé en jetant un œuf sur le bus de campagne de Marine Le Pen, alors en déplacement dans le Tarn-et-Garonne. Là encore, il avait invoqué le manque de soutien apporté à son fils comme principale motivation de son geste.

Pour autant, ni son passé, ni son engagement politique ou syndical ne laissent penser qu’il appartient à l’extrême gauche. "C’est quelqu’un qui suit beaucoup l’actualité et qui s’inquiète de la montée de l’extrême droite. On ignore quelles explications il a fournies lors de sa garde à vue", a indiqué Me Séverine Lheureux, son avocate, auprès de BFMTV.

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