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Nationalisation des entreprises : pas "la réponse à tout" dit Agnès Pannier-Runacher

INVITÉE RTL - Interrogée sur la question de la nationalisation des entreprises, la ministre déléguée en charge de l'Industrie, Agnès Pannier-Runacher, a estimé que ce n'est pas "la mesure qui résout tout".

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Le Grand Jury d'Agnès Pannier-Runacher Crédit Image : Silvère GERARD/agence 1827/RTL | Crédit Média : RTL | Date :
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Benjamin Sportouch édité par Aude Solente

L'État n'accepte pas la fermeture de l'usine Bridgestone et par la voix de la ministre déléguée en charge de l'Industrie, Agnès Pannier-Runacher, il a annoncé la signature d'"un accord de méthode" le 18 septembre dernier. Un accord qui selon la ministres déléguée "donne 5 mois à la discussion".

Mais l'État est-il prêt pour autant à sortir le chéquier. Pas sûr. D'après Agnès Pannier-Runacher, l'État a "vocation à conserver des participations dans des entreprises qui soit participe à un enjeu stratégique important comme SNCF ou la RATP (...) ou les industries de défense et j'imagine que la question peut aussi se poser aussi sur l'automobile". 

"En revanche lorsque je dis que nous ne sommes pas des industriels c'est que nous nous appuyons sur des équipes d'industriels.(...) Il y a des équipes de professionnels qui sont à la manœuvre pour porter le projet stratégique de ces entreprises". En d'autres termes, la nationalisation n'est pas, le premier choix du gouvernement Macron. "Dire que l'actionnariat étatique ou la nationalisation résout tout c'est encore une fois une réponse paresseuse à des problèmes industriels qui appelle au contraire à se pencher dans le détail", a-t-elle précisé lors du Grand Jury RTL, Le Figaro, LCI.

C'est vraiment une mesure technique provisoire

Agnès Pannier-Runacher
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Il n'y aura donc aucune nationalisation d'ici la fin du quinquennat ? Encore une fois la ministre déléguée temporise : "Non ce n'est pas ce que je vous dis et je vais le répéter en boucle si besoin est. Il faut avoir un projet industriel et une entreprise qui fonctionne et si on a besoin, pour obtenir les financements, pour obtenir des actionnaires, pour avoir la bonne équipe dirigeante à un moment de faire ce mouvement là, on ne l'exclut pas mais on ne considère pas que c'est la mesure qui résout tout". 

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En somme : "C'est vraiment une mesure technique provisoire" poursuit Agnès Pannier-Runacher. Elle peut-être faite de manière provisoire, par exemple, mais "(nous) ne sortons pas cette mesure comme étant la réponse à tout" conclut la ministre déléguée.

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