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SNCF : le PDG estime qu'il faudra "environ deux ans" pour retrouver le trafic d'avant-crise

Le PDG de la SNCF, Jean-Pierre Farandou, a indiqué que le trafic ferroviaire reprenait, "mais à vitesse lente". Même si "l'été s'est bien passé", il assure que le télétravail prive l'entreprise d'environ "10 à 15% de la clientèle affaires".

Jean-Pierre Farandou, président de la SNCF
Jean-Pierre Farandou, président de la SNCF Crédit : ERIC PIERMONT / AFP
Sarah Ugolini
Sarah Ugolini
et AFP

La SNCF mettra "environ deux ans" à retrouver son niveau de trafic avant crise et va simplifier sa tarification actuelle. C'est ce qu'a déclaré Jean-Pierre Farandou, PDG du groupe ferroviaire français, lors d'un entretien au quotidien Les Echos publié ce jeudi 17 septembre en ligne.

"Les courbes (de trafic) repartent vers le haut, mais à vitesse lente", affirme le patron de la SNCF, pour qui "il reste des traces de la crise du Covid-19". "L'été s'est bien passé, mieux que ce que nous avions prévu au départ mais nous sommes un peu plus inquiets pour la clientèle affaires, qui représente en temps normal 15% de nos clients et 30% de notre trafic TGV Inoui, mais davantage en termes de contribution", détaille-t-il au quotidien économique.

Le PDG estime que la SNCF manque désormais de "générateurs de trafic comme les grands salons professionnels", annulés en raison de la crise sanitaire.  

Le télétravail nous prive d'environ 10 à 15% de la clientèle affaires

Jean-Pierre Farandou, PDG de la SNCF, aux Échos.
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"Ltélétravail nous prive d'environ 10 à 15% de la clientèle affaires", poursuit-il, déplorant également un recul de "30 à 40% par rapport à la normale" du trafic TER (transport express régional, NDLR).

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Interrogé sur la politique tarifaire du groupe ferroviaire, Jean-Pierre Farandou a admis un problème concernant le TGV perçu comme un moyen de transport "cher". "Cet été, nous avons vendu 4 millions de billets à petits prix. Mais une partie de notre clientèle qui achète ses billets au dernier moment les jours de grands départs n'a pas accès à nos meilleurs tarifs. Nous devons réfléchir à une évolution de notre politique tarifaire, plus simple", a-t-il avancé.

Il veut "imaginer un nouveau mode de tarification"

"Dans les années 1990, avec l'essor du TGV, nous avons mis fin à la tarification kilométrique, pour nous inspirer du modèle aérien en faisant évoluer nos prix en fonction d'algorithmes qui étudient l'offre et la demande. Aujourd'hui, nous devons imaginer un nouveau mode de tarification, plus lisible", a ajouté Jean-Pierre Farandou. Ce chantier prendra "six mois à un an", a précisé le numéro un de la SNCF, qui souhaiterait faire du groupe "une des entreprises les plus aimées, des Français comme des cheminots".

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