2 min de lecture Élections municipales

Municipales 2020 : la santé, un enjeu qui dépasse les clivages politiques

Selon notre baromètre Harris Interactive x Epoka pour RTL, LCI et TF1, "la santé et l'accès aux professionnels de santé" préoccupent les électeurs de tout bord.

Le couloir d'un hôpital (Illustration).
Le couloir d'un hôpital (Illustration). Crédit : GUILLAUME SOUVANT / AFP
Félix Roudaut
Félix Roudaut

Plusieurs chemins mènent aux urnes. Pour les élections municipales de 2020, bon nombre de socialistes (PS) et d'écologistes (EELV) se rendront dans l'isoloir, motivés par leur volonté de préserver l'environnement. De leur côté, les électeurs du Rassemblement national (RN) et de La République en Marche (LaREM) exprimeront leur vote, mus par leur quête de sécurité. Enfin, Les Républicains sont plus sensibles aux problématiques liées aux impôts locaux.

Mais à l'heure où la France est en alerte en raison de l'épidémie de Coronavirus, une thématique semble dépasser les clivages partisans : la santé. EELV (23%), LaREM (22%), LR (22%), RN (21%)... Près d'un électeur sur cinq, quelle que soit son appartenance politique, estime que "la santé et l'accès aux professionnels de santé" constituent des thématiques qui compteront dans son vote aux élections municipales, comme le révèle le baromètre Harris Interactive x Epoka pour RTL, LCI et TF1 publié ce jeudi 27 février 2020. Seuls les socialistes semblent y accorder un peu moins d'importance (12%)

Autre enseignement à tirer de cette étude : cette préoccupation grandit avec l'âge des votants. Ainsi, seuls 11% de 18-24 ans choisiront leur candidat en fonction de son programme sur la santé. À l'inverse, 25% des 65 ans et plus le scruteront avec la plus grande attention.

La santé, un enjeu qui dépasse les clivages
La santé, un enjeu qui dépasse les clivages Crédit : Harris Interactive

Des territoires inégaux

Si l'enjeu est générationnel, il n'est pas social : CSP+ (18%) et CSP- (17%) accordent autant d'importance à cette thématique. En revanche, 27% des électeurs à la retraite signeront la liste d'émargement après avoir voté en fonction, notamment, des problématiques liées à la santé.

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Le baromètre Harris Interactive x Epoka révèle également que les personnes vivant dans des petites villes sont plus préoccupées par ce sujet que ceux logeant dans des grandes métropoles. Ainsi, 32% des sondés habitant dans une unité urbaine de 2.000 à 19.999 habitants s'en soucient, contre 16% de ceux résident dans des grandes villes (100.000 à 1.999.999 habitants).

Les habitants des petites villes plus préoccupés par la santé que ceux des grandes métropoles
Les habitants des petites villes plus préoccupés par la santé que ceux des grandes métropoles Crédit : Harris Interactive

À lire l'étude, le message aux futurs édiles est limpide : améliorer l'accès aux professionnels de santé. Car si 70% des sondés résidant dans des 10.000 habitants et plus reconnaissent qu'il est facile d’avoir accès aux professionnels de santé, le sentiment général est beaucoup plus nuancé.

En effet, près de cinq habitants sur dix estiment ne pas avoir assez de pédiatres ni de médecins dans le commune. De même, six habitants sur dix déplorent le manque de centres accueillant les personnes âgées.

La qualité de l'air et de l'eau louée

Pour remédier à cette fâcheuse situation, les sondés semblent davantage faire confiance aux élus sans étiquette (61%). Ils sont 48% à se fier aux Républicains, 46% à EELV et LaREM et 43% aux socialistes.

Mais tout n'est pas noir pour autant. Les mesures adoptées pour améliorer la qualité de l'air semblent porter leurs fruits, puisque deux habitants sur trois estiment respirer un air de bonne qualité dans leur commune (56%) et plus encore boire une bonne eau (61%).

La qualité de l'air et de l'eau plébiscitée
La qualité de l'air et de l'eau plébiscitée Crédit : Harris Interactive

Une candidate pourrait bien tenter de surfer sur cette préoccupation transpartisane : Agnès Buzyn. L'ancienne ministre de la Santé, qui s'est lancée dans la course vers la mairie de Paris après l'abandon très médiatisé de Benjamin Griveaux, ex-candidat de la majorité présidentielle, pourrait mettre à profit son expérience au gouvernement pour tenter de soigner ses statistiques.

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