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Mort de Marjane Satrapi : le Quai d'Orsay va lancer "une plateforme pour les artistes iraniens en exil", annonce Jean-Noël Barrot

En hommage à l'artiste franco-iranienne morte le 4 juin, le ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot a annoncé le lancement d'"une plateforme pour les artistes iraniens en exil" à la fin du mois de juin.

Jean-Noël Barrot est l'invité du Grand Jury, dimanche 7 juin 2026.

Crédit : Nicolas Kovarik -Agence 1827/RTL

Le Grand Jury de Jean-Noël Barrot

00:50:07

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Olivier Bost & Quentin Menu

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"[Marjane Satrapi était] une immense artiste qui aura donné la parole au peuple iranien qui a traversé tant d'épreuves." Invité du Grand jury RTL - Le Figaro - Public Sénat - M6 ce dimanche 7 juin, Jean-Noël Barrot a annoncé qu'un hommage sera rendu à l'artiste franco-iranienne, morte le 4 juin à Paris. Cet hommage prendra la forme d'"une plateforme pour les artistes iraniens en exil", a indiqué le ministre des Affaires étrangères sans en préciser les contours.

"À travers [Marjane Satrapi], [nous voulons] rendre hommage à ces artistes courageux – cinéastes, écrivains – qui sont les témoins de cette immense culture à laquelle nous voulons donner toutes les lettres de noblesse qui lui reviennent", a dit Jean-Noël Barrot, dimanche 7 juin, sur RTL. La France accueille un grand nombre d'entre eux, comme la réalisatrice Sepideh Farsi, le photographe Hossein Rajabian, la romancière Sorour Kasmaï, l'actrice Mina Kavani ou encore l'artiste Yosra Mojtahedi.

Réforme de l'ONU

Soutien d'Emmanuel Macron en 2017, Marjane Satrapi, qui a gagné en renommée internationale grâce à son œuvre Persepolis (2000), était devenue critique du pouvoir français, notamment pour son soutien jugé trop timide aux mouvements de contestation du peuple iranien. Le chef de la diplomatie se défend de tout laxisme vis-à-vis du régime des mollahs : "L'année dernière, nous avons pris des sanctions très lourdes à l'encontre du régime iranien. (...) Après les violences d'État [du début d'année 2026] qui se sont abattues aveuglément sur les manifestants, (...) nous avons pris à nouveau des sanctions extrêmement lourdes : l'inscription des Gardiens de la révolution sur la liste des organisations terroristes".

Jean-Noël Barrot convient que les critiques de Marjane Satrapi n'étaient toutefois pas infondées. Mais, pour lui, ces critiques ne visent pas uniquement la France mais la communauté internationale en général. "Pourquoi la communauté internationale ne parvient pas à mettre fin à des massacres comme celui auquel on a assisté en Iran ?, a-t-il questionné. Il y a une raison à ça : c'est l'usage abusif du droit de veto par certains membres du Conseil de sécurité des Nations unies (...), et en particulier par la Russie".

À écouter aussi

La France a donc lancé une initiative pour réformer l'usage du droit de veto que possèdent les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU (États-Unis, Russie, Chine, Royaume-Uni, France), a annoncé le ministre. Il souhaite que ce veto ne puisse plus être utilisé "dans les cas d'atrocités de masse : crimes de génocide, crimes contre l'humanité, crimes de guerre les plus graves".

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