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Mansour Bahrami, Sepideh Farsi et le général Trinquand, le 14 mars 2026 sur RTL
Crédit : RTL
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Une "illusion" de libération. La guerre en Iran, lancée par Israël et les États-Unis le 28 février, entre dans sa troisième semaine. Invités du Journal inattendu du général Dominique Trinquand présenté par Stéphane Boudsocq ce samedi 14 mars au sujet de la guerre en Iran, la réalisatrice Sepideh Farsi et l'ancien tennisman professionnel Mansour Bahrami, tous deux natifs de Téhéran, vivent la guerre depuis la France. Ils ont très peu de nouvelles de leurs proches présents sur place en raison du blocage d'Internet infligé par les autorités locales.
Au micro de RTL, tous deux évoquent la joie des Iraniens "à l'annonce de la mort d'Ali Khamenei", qui ont rapidement déchanté face aux nombreux bombardements qui se poursuivent avec la même intensité après trois semaines de conflit et sèment l'angoisse au sein de la population.
Il y a eu peut-être deux heures de soulagement, de joie au moment de l'annonce de la mort de Khamenei. Ces cris qu'on entendait aux balcons sont passés dès le deuxième jour.
La réalisatrice iranienne Sepideh Farsi, sur RTL
Malgré les difficultés à joindre ses proches, Sepideh Farsi évoque des "témoignages qui nous arrivent par des blogueurs, des journalistes (... ) ce qu'on retient, c'est qu'il y a eu peut-être deux heures de soulagement, de joie au moment de l'annonce de la mort de Khamenei. Avec ces cris qu'on entendait au balcon, qui sont passés dès le deuxième jour."
En effet, les frappes israélo-américaines ont rapidement fait de nombreux morts, avec notamment "la frappe sur l'école des filles à Minab qui fait 168 fillettes victimes", rappelle Sepideh Farsi. Les conclusions de l’enquête préliminaire du Pentagone ont confirmé la responsabilité américaine dans cette attaque.
Selon la réalisatrice, le peuple iranien a déchanté : "Il y a eu à un moment donné une illusion chez une partie de la population qui pensait que cette aide militaire pouvait les libérer, mais je crois qu'ils ont vite déchanté parce qu'aujourd'hui, on a une population qui est complètement livrée à elle-même. Le régime est défaillant, ça, on le sait. Et d'un autre côté, on a des cibles civiles attaquées, les réserves de pétrole autour de Téhéran qui ont été frappées il y a quelques jours, des pénuries qui commencent à poindre. Les gens sont totalement désœuvrés."
Guerre au Moyen-Orient : le Journal Inattendu du général Dominique Trinquand
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Découvrir l'émissionElle précise toutefois que la répression perpétrée par les Gardiens de la révolution est toujours pratiquée et que les caméras de surveillance installées dans les rues sont encore actives.
"Ils sont là et ils n'arrêtent pas de menacer les populations pour dire que si vous parlez, si vous sortez, si vous protestez, ça sera encore plus sanglant que le 8 et 9 janvier, c'est comme ça qu'ils tiennent", ajoute de son côté Mansour Bahrami. Le général Dominique Trinquant estime ces hommes à environ "150.000 personnes".
Sepideh Farsi explique le déchirement dans lequel se trouvent les Iraniens face à la guerre menée par Donald Trump. "Les Iraniens et les Iraniennes sont déchirés entre deux sentiments contradictoires". "D'un côté une paix mal négociée avec le régime qui resterait en place et ce serait une catastrophe et de l'autre côté, c'est une guerre sans fin ou très longue qui ferait un champ de ruines d'Iran, ce qui est en train de se passer actuellement, Et ça aussi, c'est une catastrophe. C'est-à-dire que les infrastructures de base avec lesquelles vivent les Iraniens sont en train d'être frappées. J'ai vu avant-hier une photo de Téhéran, j'ai pensé que c'était Gaza. Et je regarde la légende et je vois Téhéran. Ça va tellement vite, la destruction", raconte-t-elle.
Cette guerre est un "engrenage terrible" d'après la réalisatrice : "Les sites militaires, certes, sont frappés (...) Et ensuite, il se passe quoi ? Ensuite, il y a un immeuble qui est frappé, une école, un hôpital, les infrastructures de base, et donc il y a déjà des coupures d'électricité à Téhéran. Et après, comment ils vont vivre, ces gens-là ?"
De son côté, le général Trinquand explique que les frappes "sont prévues pour au minimum cinq semaines". "Ça ne s'est jamais passé simplement partout, assure-t-il. On a l'impression aujourd'hui, au bout de 15 jours, que tout devrait être réglé. Je rappelle que les frappes sont prévues pour au minimum 5 semaines. Donc on n'en est pas à la moitié."
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