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Mort d'Hubert Germain : quand la grande Histoire s’invite dans la petite campagne présidentielle

ÉDITO - Quand d’autres choisissaient Pétain, Hubert Germain a choisi à jamais le Général de Gaulle. Le dernier des compagnons de la libération sera célébré ce vendredi par Emmanuel Macron.

Hubert Germain et Emmanuel Macron, le 18 juin 2018
Hubert Germain et Emmanuel Macron, le 18 juin 2018
Crédit : CHARLES PLATIAU / POOL / AFP
Quand la grande Histoire s'invite dans la petite campagne présidentielle
02:52
Quand la grande Histoire s'invite dans la petite campagne présidentielle
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Olivier Bost - édité par Marie-Pierre Haddad

Quand la grande Histoire s’invite dans la petite campagne présidentielle. La grande Histoire, c’est la disparition d’Hubert Germain, dernier des compagnons de la libération mort à l’âge de 101 ans. Une volonté et un destin. Il n’a pas accepté la défaite, il a refusé la lâcheté et à 20 ans il a rejoint l’Angleterre.

Quand d’autres choisissaient Pétain, Hubert Germain a choisi à jamais le Général de Gaulle. Cette disparition n’éteint rien de cette Histoire de France. Le dernier des compagnons sera célébré ce vendredi par Emmanuel Macron. Les Invalides, assurément, cette fois-ci auront tout leur sens.

Et nous pouvons imaginer que le gaullisme sera célébré ? Ce matin, tout le monde est gaulliste plus que jamais. C’est un héritage universel. Comme l’avait dit André Malraux dans une célèbre formule, "Tout le monde a été, est, ou sera gaulliste". Et dans notre petite campagne présidentielle, vous ne trouverez personne pour ne pas se trouver une filiation,  
des plus évidentes aux plus fantaisistes avec le général.

Un hommage à de Gaulle tenté par Le Pen

Se revendiquer du gaullisme est un classique, devenu même universel. Pas plus tard qu’hier Emmanuel Macron a présenté son énième plan de relance, France 2030, un plan teinté de postures gaulliennes. Notre pays adore retrouver le mythe de ses élans novateurs et précurseurs à coup de milliards d’argent public que nous n’avons plus.

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Emmanuel Macron emprunte aussi à de Gaulle un certain dépassement de la gauche et de la droite. À Londres, entre compagnons, il n’y avait plus d’étiquettes politiques. Le père de la Vème République est célébré par tous ceux précisément qui prétendent à la fonction suprême.

Même Marine Le Pen avait tenté l’hommage l’an dernier. Une forme d’ultime acte de dédiabolisation pour renier une bonne fois pour toutes les fondements du Front national et l’anti-gaullisme viscéral de son père. De Gaulle était, avait-elle justifié, hanté comme l’est le Rassemblement national aujourd’hui "par l’idée du déclin de la France".

Automne 2021, la mémoire du gaullisme malmenée

Même Jean-Luc Mélenchon a trouvé dans l’étatisme du général des points de convergence avec ses idées. Mais c’est à droite que la filiation est la plus évidente. Xavier Bertrand notamment a choisi dans la palette le gaullisme social. Mais en cet automne 2021, la mémoire du gaullisme est aussi a minima malmenée, au pire bafouée.

Éric Zemmour accuse Les Républicains d’avoir trahi De Gaulle, tout en réhabilitant Pétain !
Maurassien et gaulliste en même temps. Chacun récupère son petit bout de gaullisme jusqu’à dévoyer cette mémoire commune. Dans cette petite campagne présidentielle, la grande Histoire, celle des compagnons de la libération, ne grandit pas tout ceux qui s’en revendiquent.

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