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Marine Le Pen redemande la déchéance de la nationalité pour les jihadistes

La présidente du Rassemblement national, Marine Le Pen, a renouvelé sa demande au gouvernement de "déchoir de leur nationalité administratif" les jihadistes.

Marine Le Pen au Parlement européen, le 13 juin 2019 à Bruxelles
Marine Le Pen au Parlement européen, le 13 juin 2019 à Bruxelles Crédit : Aris Oikonomou / AFP
Louis Rigaudière et AFP

Retour du débat sur la déchéance de la nationalité ? Marine Le Pen a demandé à nouveau jeudi 17 octobre au gouvernement de "déchoir de leur nationalité par décret administratif" les jihadistes français partis combattre en Syrie, sur le modèle d'une décision prise dans ce sens par le Danemark pour ses ressortissants binationaux.

Le gouvernement danois a annoncé lundi vouloir déchoir de la nationalité danoise les jihadistes ayant une double nationalité partis combattre à l'étranger pour les empêcher de revenir sur le territoire national, après l'offensive turque en Syrie qui force des membres du groupe Etat islamique à quitter la région.

En France, ne peuvent être déchus de leur nationalité que les binationaux (pour ne pas rendre une personne apatride), mais pas ceux, parmi eux, qui sont nés Français. Le gouvernement avait échoué en 2016 à faire adopter un projet de révision constitutionnelle visant à étendre la déchéance de nationalité à ceux qui sont nés Français. Au Danemark  le gouvernement propose de passer par un décret, sans aucune décision d'un juge. En France, la décision est également prise par décret mais après avis conforme du Conseil d'État.

"C'est un risque quand on est terroriste"

Le gouvernement français "a raison" de ne pas ramener les jihadistes français mais "il devrait aller plus loin et prendre une décision telle que celle qui a été prise par le Danemark, à savoir déchoir de leur nationalité par déret administratif tous ceux qui sont partis combattre en Syrie, ce qui éviterait toute problématique pour le futur de voir revenir ces gens qui sont évidemment des bombes à retardement", a déclaré la dirigeante d'extrême droite.

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Alors que ces jihadistes pourraient être condamnés à mort s'ils étaient jugés localement, Marine Le Pen a affirmé que "c'est un risque quand on est terroriste". L'ancienne finaliste de la présidentielle en 2017 réclame un référendum sur la peine de mort à laquelle elle reste "personnellement favorable". En janvier, Marine Le Pen avait écrit sur Twitter que les jihadistes français détenus par les Kurdes étaient "des jihadistes, ils ne devraient donc plus être français".

Le chef de la diplomatie française Jean-Yves Le Drian est à Bagdad ce jeudi pour discuter du possible transfert et jugement en Irak des jihadistes étrangers, dont 60 Français, aux mains des Kurdes syriens, actuellement visés par une offensive turque qui fait planer un "risque de dispersion".

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