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Manuel Valls "est entraîné dans la chute", explique Alba Ventura

REPLAY - ÉDITO - Les sondages en vue de la présidentielle montrent une gauche qui ne passerait pas le premier tour, et une président aux scores historiquement bas.

François Hollande et Manuel Valls le 8 septembre 2016 à Paris.
François Hollande et Manuel Valls le 8 septembre 2016 à Paris.
Crédit : LIEWIG-POOL/SIPA
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Alba Ventura

Les sondages se suivent, se ressemblent, mais là c'est vraiment la Bérézina : la gauche de gouvernement serait éliminée dès le premier tour, et ce dans tous les cas de figure. C'est le résultat du sondage Kantar, Sofres, One Point pour RTL, Le Figaro et LCI. Oui ni François Hollande, ni Manuel Valls, ni Emmanuel Macron ne parviennent à se hissent au second tour. Emportés par la vague, surtout François Hollande balayé dans toutes les hypothèses et relégué en 5e position. 

D'ailleurs il y a une autre enquête IPSOS- CEVIPOF publiée par Le Monde, qui vient croiser notre sondage, enquête terrible réalisée auprès de 17.000 personnes : 4% des sondés seulement sont satisfaits de l'action du président. 4%, on touche le fond. Autre information, Manuel Valls ne perce pas. Non, il ne perce pas, il est entraîné dans la chute. Pourtant, il ne ménage pas ses efforts pour dire sur tous les tons qu'il en a terminé de sa loyauté envers François Hollande.  

Il l'a encore fait mardi 25 octobre après-midi, en expliquant qu'il avait été "loyal jusqu'ici au nom des institutions mais qu'aujourd'hui il serait seulement loyal à sa famille politique". Même cette prise de distance ne fonctionne pas. Quant à Emmanuel Macron qui a pourtant pris le large depuis près de deux mois même s'il est celui qui s'en sort le mieux, il ne parvient pas à se qualifier. C'est tout le monde dans le même sac. Le livre de confidences de François Hollande, Un président ne devrait pas dire ça… agit comme un coup de serpe. Il a ébranlé la majorité.

Mélenchon sort du lot à gauche

Vous avez entendu Claude Bartolone le président de l'Assemblée s'inquiéter je cite "d'un problème d'incarnation et de distance entre le président et les français". Ce sondage, il traduit le trouble, il dit la sidération des électeurs de gauche et des français en général. Comme l'explique un ministre "ce livre, c'est un producteur à grande échelle, de défiance".

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Il n'y a que Jean Luc Mélenchon qui s'en sort, et ce n'est pas la gauche de gouvernement. Non, Jean-Luc Mélenchon, c'est celui qui tire à boulet rouge depuis le premier jour sur l'Élysée. Et effectivement il est celui qui à gauche réussit à faire une belle performance dans ce sondage, jusqu'à 15%. Tout simplement parce qu'il apparaît comme un homme de convictions, qui croit en ce qu'il dit, rappelez-vous qu'aux yeux des électeurs de gauche, il est celui qui incarne le mieux les valeurs de la gauche. Cela dit, lui non plus n'est pas qualifié pour le second tour. 

Seuls la droite et le FN sont "pour le moment" en capacité d'accéder en finale. Car rien n'est joué. On est à 6 mois de l'élection présidentielle. On ne connait pas encore les participants à la course. On n'a pas encore les résultats de la primaire de droite, ni de celle de gauche, le président n'a encore rien dit officiellement. Et que va fait Valls? Est-ce qu'il y aura Macron ou pas. Est ce qu'il y aura les Verts ou pas?

Ça en fait des inconnues ? Les intentions de vote, à 6 mois d'un scrutin ne sont pas encore fixées. On a coutume de dire que les sondages sont une photo de la situation à un moment. Si on doit se projeter, disons que la photo est floue.

La note

Un 2/20 à la Région Île-de-France, mais pas l'actuelle présidence, non la précédente, celle du socialiste Jean-Paul Huchon qui a laissé filé les fonds européens auxquels ont droit toutes les régions de France. Résultat il a fallu reverser 70 millions d'euros à la commission européenne, pour ne pas avoir utilisé ces crédits destinés à l'emploi et aux publics en difficulté. 

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