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Les Républicains : quand sera désigné le successeur de Laurent Wauquiez ?

ÉCLAIRAGE - C'est la question qui agite Les Républicains, ce mercredi 6 juin. Avant ou après les élections municipales, le débat est encore ouvert.

Laurent Wauquiez, le 6 décembre 2018
Laurent Wauquiez, le 6 décembre 2018 Crédit : ERIC PIERMONT / AFP
Marie-Pierre Haddad
Marie-Pierre Haddad
Journaliste RTL

Le chantier de reconstruction a débuté chez Les Républicains. Le président du Sénat Gérard Larcher a réuni, mardi 4 juin, plusieurs hiérarques de la droite et du centre afin de mettre en place ce processus. Mais un débat s'est installé au sein des Républicains (LR) sur le calendrier de sortie de crise.  

Après la démission de Laurent Wauquiez, dimanche, le parti est confronté à un casse-tête face à ses statuts, contradictoires, qui obligeraient à une élection du président du parti en août, "sauf cas de force majeure". "Or, il faut au moins faire un appel d'offres pour le vote électronique, et il est probable qu'on considère qu'il s'agisse précisément là d'un cas de force majeure", a fait valoir devant plusieurs journalistes Jean Leonetti, qui plaide pour que l'élection se tienne en octobre. 

La Haute autorité des Républicains doit se réunir ce mercredi 5 juin, après-midi pour examiner le problème, et rendre son avis au plus tard dans une dizaine de jours. 
Selon le président par intérim, le parti comptait 70.000 militants à jour de cotisation au 1er juin - ils étaient 150.000 en novembre 2017. 

Octobre ?

Plusieurs caciques de LR militent pour leur part pour que l'élection ait lieu après les élections municipales de mars 2020, et la mise en place d'une direction collégiale d'ici là. "En octobre peut-être", avec "bien sûr" une possibilité qu'elle soit organisée en même temps que la convention nationale de la droite et du centre proposée par le président LR du Sénat Gérard Larcher, mais aussi "peut-être plus tard", a suggéré Éric Woerth sur Europe 1. 

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"Dans un corps malade, attention à ne pas mettre un électrochoc qui le tuerait définitivement, attention à ce que l'élection ne soit pas le coup de grâce", car "qui dit élection dit concurrence, qui dit concurrence dit affrontement, on aiguise les appétits et les couteaux", a-t-il poursuivi.  

Le chef de file des députés LR à l'Assemblée, Christian Jacob, s'est lui aussi montré sensible à l'hypothèse de renvoyer l'élection après les calendes de mars. 

Un débat légitime mais qui ne doit pas durer

"Je n'ai pas l'intention de faire un intérim qui dure dix ans, ni de m'asseoir ou tordre les statuts", leur a répondu Jean Leonetti, qui en fait "un problème moral", et selon qui "le cas de force majeure ne peut pas être politique". Dès lors, Jean Leonetti rappelle que "ce que dira la Haute autorité sera à (ses) yeux essentiel", et que "la moindre des choses est de respecter les règles". 

"Le débat est normal, légitime. Après, il y a un moment où la sentence tombe", tonne-t-il, en espérant une réponse rapide de la Haute autorité, afin de la "mettre au vote au bureau politique" qui doit se réunir mardi ou mercredi - ou, en cas de conclusions tardives des Sages, la semaine suivante. "On fera entériner la décision de la Haute autorité", promet-il. Sinon quoi ? "Il y aura d'autres démissions". 

Mettre "le couvercle sur la marmite"

Sur le fond, Jean Leonetti s'est en outre montré particulièrement critique quant à l'hypothèse d'une direction collégiale, déjà expérimentée par l'UMP du temps du triumvirat de 2014. "À la fin, ça se finit avec une seule personne, que ce soit sous la Rome antique ou le Consulat...", sourit-il, en s'interrogeant sur "la légitimité" de ceux qui feraient la collégialité

Enfin, "je ne vois pas pourquoi la situation serait améliorée après les municipales, fait-il encore observer. Si prendre du temps, c'est mettre le couvercle sur la marmite, c'est catastrophique". 

Jean Leonetti devait se rendre à la mi-journée au siège de LR, dans le XVe arrondissement, où Laurent Wauquiez doit faire ses au revoir aux personnels du parti. L'ancien président démissionnaire doit ensuite déjeuner avec Nicolas Sarkozy

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