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"Ce serait la fin de l'Otan" : sur RTL, Michel Barnier met en garde Donald Trump contre "toute agression" à l'égard du Groenland

Invité du Grand Jury RTL, Public Sénat, Le Figaro, M6 ce dimanche 11 janvier, l'ancien Premier ministre appelle l'Union européenne à "agir" face aux menaces de Donald Trump.

Michel Barnier, dans "Le Grand Jury RTL", le 11 janvier 2026

Crédit : Nicolas Kovarik /Agence 1827 /RTL

Le Grand Jury de Michel Barnier

00:51:19

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Olivier Bost & Marie-Pierre Haddad

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Donald Trump a jeté son dévolu sur le Groenland. Le président américain étudie "activement" un "achat" du Groenland avec ses équipes, comme l'a fait savoir la porte-parole de la Maison Blanche. Tout en refusant d'exclure l'option militaire pour obtenir l'île, territoire autonome danois. 

Invité du Grand Jury RTL, Public Sénat, Le Figaro, M6 ce dimanche 11 janvier, Michel Barnier a assuré : "Il faut toujours faire attention à ce que dit Donald Trump (...) Il fait toujours ce qu'il dit". 

L'ancien Premier ministre s'est interrogé sur les motivations du président américain. "Quelles seraient les raisons de l'annexion ? Il n'y a aucune raison (...) Bien sûr il y a des raisons de sécurité qui se posent pour cette zone notamment à cause des incursions chinoises ou russes", a-t-il souligné en rappelant que "le Groenland est un territoire qui n'est pas membre de l'Union européenne en tant que tel, mais membre de l'Otan". 

Et d'ajouter : "Si la question de sécurité est posée, c'est avec l'Otan qu'elle doit l'être".

Une "faute historique"

"Je pense que la raison est différente" de l'argument de sécurité avancé par Donald Trump, explique Michel Barnier qui y voit une "forme d'impérialisme". "Si les Américains faisaient cette faute historique d'intervenir militairement au Groenland, ce serait la fin de l'Otan", a expliqué l'ancien Premier ministre. 

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Et d'insister : "Toute agression, notamment militaire à l'égard du Groenland, sera la signification de la fin de l'Otan". 

"Les Européens seraient bien inspirés de garder leur calme et d'agir et de ne pas seulement brandir le drapeau de la Déclaration des droits de l'Homme, ça ne suffit pas", a-t-il estimé. 

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