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Le député Olivier Gaillard démissionne et quitte La République en Marche

Le député LaREM Olivier Gaillard démissionne de son mandat de député pour dénoncer "un système politique" déconnecté des territoires ruraux qui ne lui "convient pas".

Olivier Gaillard, député LaREM dans le Gard, quittera donc l'Assemblée nationale après les élections municipales, qu'il soit élu ou non.
Olivier Gaillard, député LaREM dans le Gard, quittera donc l'Assemblée nationale après les élections municipales, qu'il soit élu ou non. Crédit : Thomas Samson / AFP
Sarah Ugolini
Sarah Ugolini
et AFP

Olivier Gaillard claque la porte de l'Assemblée nationale et de La République en Marche. Regrettant de n'être qu'"un élu de seconde zone", le député du Gard a expliqué ce dimanche 8 mars sa décision d'abandonner son mandat à l'Assemblée nationale et de quitter La République en Marche.

"La notion de citoyen de seconde zone existe. Nous sommes des élus de seconde zone. Ça ne date pas de Macron, je le vis depuis des années", a déclaré le député, confirmant une décision initialement annoncée ce samedi soir sur le site internet du journal Midi Libre.

Élu en 2017, Olivier Gaillard a précisé qu'il quitterait le palais Bourbon au lendemain du premier tour des élections municipales, lors desquelles il briguera la mairie de Sauve, dans le Gard, face à l'élue sortante Alexandra Masot, comme candidat sans étiquette.

Ma démission sera effective au lendemain des élections municipales, le 16 mars

Olivier Gaillard, député LaREM du Gard.
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"Ma démission sera effective au lendemain des élections municipales, le 16 mars, quels qu'en soient les résultats. S'il n'y avait pas eu d'élections, j'aurais quand même démissionné", a-t-il assuré. Le député a précisé qu'il serait remplacé à l'Assemblée nationale par sa suppléante, Catherine Roux-Daufès, qui elle siégera bien dans le groupe LaREM, qui compte donc toujours 297 membres.  

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Membre de la commission des Finances, rapporteur spécial pour les crédits relatifs au budget opérationnel de la Défense et rapporteur pour avis de la loi de programmation militaire 2019-2025, Olivier Gaillard explique avoir constaté un trop grand "fossé" entre "la réalité du terrain et la principauté de Paris". "L'homme de territoire l'a emporté sur l'homme de parti. Il m'était inconcevable de maintenir un pied à l'intérieur de ce système politique qui ne me convient pas. Ça fait quelques semaines que j'y pense", a-t-il insisté. 

À la tête d'une circonscription située en zone rurale, Olivier Gaillard a cependant constaté des "efforts" pour la prise en compte des problématiques rurales. "Si j'ai un regret, c'est celui de n'avoir pas pu pousser assez les lignes sur la disparition des services publics et la désertification médicale", a-t-il déploré.  

Un député, "ça ferme sa gueule ou ça démissionne"

Rappelant que ses votes "n'ont jamais fait défaut à la majorité" à l'Assemblée nationale, Olivier Gaillard précise dans un communiqué de presse ne pas vouloir "jouer l'opposition ou la marginalisation". "Jean-Pierre Chevènement disait : 'Un ministre, ça ferme sa gueule ou ça démissionne'. Une citation que l'on aimerait voir appliquer aux députés LaREM sujets à certains états d'âme", conclut le député dans ce texte. 

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