2 min de lecture

"La fièvre est toujours là" : sur RTL, le président de la FNSEA demande à ce que la question agricole soit "traitée d'ici la présidentielle"

Invité sur RTL, le syndicaliste Arnaud Rousseau regrette que la situation économique dans les exploitations agricoles empêche les agriculteurs "d'envisager l'avenir", ce mercredi 14 janvier.

Arnaud Rousseau est invité sur RTL, le 14 janvier 2026.

Crédit : RTL

"La fièvre est toujours là" : sur RTL, le président de la FNSEA demande à ce que la question agricole soit "traitée d'ici la présidentielle"

00:10:14

Gabriel Joly & Marc-Olivier Fogiel

Je m'abonne à la newsletter « Politique »

Le thermomètre de la colère paysanne "reste élevé". Invité sur RTL ce mercredi 14 janvier, le président de la Fédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles (FNSEA), Arnaud Rousseau, considère que "la fièvre est toujours là", malgré le départ de nombreux tracteurs restés devant l'Assemblée nationale à Paris ces dernières heures. Et ce, malgré les annonces faites par Sébastien Lecornu en faveur des agriculteurs.

Plus tôt mardi, le Premier ministre avait annoncé une "loi d'urgence agricole" pour tenter de calmer la colère des professionnels du secteur. Le texte promis pour mars doit porter sur "plusieurs priorités : eau, prédation, moyens de production".

"Le sujet, c'est le constat pour de nombreux agriculteurs qu'aujourd'hui la situation économique dans leurs exploitations ne leur permet pas d'envisager l'avenir", alerte néanmoins Arnaud Rousseau, selon qui la France est "en train de perdre [son] appareil productif agricole".

À ce titre, la ratification du traité décrié entre l'Union européenne et le Mercosur dépend encore d'un vote qui s'annonce serré au Parlement européen, à "une vingtaine [de voix] d'écart" sur 720 eurodéputés, selon le syndicaliste. Un grand rassemblement d'agriculteurs est prévu à Strasbourg le 20 janvier.

À lire aussi

"Le choix de fond pour faire baisser la température, c'est est-ce qu'on veut continuer à produire notre alimentation dans nos fermes ou est-ce que finalement l'importation va prendre le devant ?", résume-t-il. La colère "ne cesse pas parce qu'on ne règle pas le sujet de fond : la vision pour l'agriculture", ajoute-t-il, alors que cinq Premiers ministres se sont succédé en peu de temps à Matignon.

De la nécessité d'avoir un budget rapidement

Sa principale préoccupation ? "La manière dont les gens peuvent finir l'année" car "il n'y a pas de trésorerie". Reste que pour le patron du syndicat, la situation des agriculteurs ne peut pas s'améliorer à court terme sans que la bataille du budget ne soit résolue. "On parle d'hommes et de femmes, de vie des territoires… 49.3 ou ordonnances, ce n'est pas mon sujet. Les agriculteurs ont besoin de mesures concrètes dans leurs fermes et sans budget nous ne les aurons pas", rappelle-t-il.

"Quand vous êtes viticulteur, que vous avez prévu d'arracher vos vignes… Est-ce que vous les taillez ou pas ? Pour les arracher, il faut un budget. Si le budget n'est pas voté, vous ne savez pas où vous allez. C'est très concret"

Selon lui, "la question agricole doit être traitée d'ici la présidentielle". La FNSEA a d'ailleurs l'ambition d'écrire un programme agricole en vue de l'élection de 2027 : "On va porter un projet prêt dans quatre mois et on va faire le tour des écuries présidentielles".

La rédaction vous recommande

L’actualité par la rédaction de RTL dans votre boîte mail.

Grâce à votre compte RTL abonnez-vous à la newsletter RTL info pour suivre toute l'actualité au quotidien

S’abonner à la Newsletter RTL Info