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Colère des agriculteurs : un peu moins de 24 heures après leur arrivée, les tracteurs de la FNSEA quittent la capitale

Les tracteurs de la FNSEA et des Jeunes agriculteurs ont quitté Paris après une nuit de mobilisation autour de l'Assemblée nationale. Cette action visait à protester contre le traité de libre-échange avec le Mercosur et la gestion de la dermatose nodulaire par le gouvernement.

Les tracteurs de la FNSEA devant l'Assemblée nationale le 13 janvier 2026

Crédit : Adnan Farzat / NurPhoto / NurPhoto via AFP

AFP & Eléonore Aparicio

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Les tracteurs de la FNSEA et des Jeunes agriculteurs (JA), quittent la capitale, ce mercredi 14 janvier. Entrés dans Paris mardi 13 janvier au matin pour prendre position autour de l'Assemblée nationale, les agriculteurs ont commencé à se retirer avant le lever du jour. Ils avaient choisi mardi soir de rester "pour la nuit" devant le palais Bourbon malgré la "loi d'urgence agricole" promise par le Premier ministre dans la journée pour tenter de calmer leur colère.

Les agriculteurs ont manifesté leur mécontentement face à la signature prévue samedi 17 janvier, du traité de libre-échange avec les pays du Mercosur et à la gestion de la dermatose nodulaire par le gouvernement. Pour dénoncer, la signature de ce traité, deux motions de censure ont été déposées à l'Assemblée nationale, l'une par la France insoumise et l'autre par le Rassemblement national. 

Une nouvelle "loi d'urgence agricole" présentée en mars

Le président de la FNSEA, Arnaud Rousseau, a insisté à plusieurs reprises, mardi 13 janvier, devant les grilles de l'Assemblée nationale, sur la nécessité d'un budget pour le secteur agricole, soulignant qu'une motion de censure ne ferait que retarder ce processus.

 Il a également demandé une nouvelle loi d'urgence pour l'agriculture. En réponse, Sébastien Lecornu a annoncé dans l'après-midi qu'une "loi d'urgence agricole" serait présentée en mars, axée sur des priorités telles que l'eau, la prédation et les moyens de production, ainsi qu'un moratoire sur les questions liées à la gestion de l'eau. L'exécutif avait fait un geste en direction des agriculteurs en s'opposant vendredi à la signature de l'accord avec le Mercosur - en vain, cette position étant minoritaire en Europe.

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Malgré le refus d'Emmanuel Macron, La France insoumise accuse le président d'avoir "laissé ouverte la porte à la capitulation de notre pays face à la Commission européenne", qualifiant ses tentatives d'obtenir des contreparties d'"artifices".

Le Rassemblement national critique l'exécutif pour son échec à bloquer l'accord, affirmant qu'il n'a pas utilisé tous les moyens de négociation disponibles. Les députés d'extrême droite estiment qu'il est inacceptable que la France, deuxième contributeur net au budget de l'UE, se voie imposer un accord aussi défavorable.

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