1 min de lecture Violences conjugales

Journée des droits des femmes : quel bilan pour le Grenelle contre les violences conjugales ?

ÉCLAIRAGE - Un Grenelle contre les violences conjugales s'est clos en novembre par des annonces fortes du Premier ministre, dont les associations attendent toujours la mise en place.

Marlène Schiappa, secrétaire d'État en charge de l'égalité entre les femmes et les hommes
Marlène Schiappa, secrétaire d'État en charge de l'égalité entre les femmes et les hommes Crédit : TRISTAN REYNAUD/SIPA
Émilie Baujard
Emilie Baujard édité par Nicolas Scheffer

Le Grenelle des violences conjugales a pris fin le 25 novembre dernier. Trente mesures avaient alors été annoncées par le Premier ministre, Édouard Philippe, pour "combattre le fléau des violences faites aux femmes". Plus de trois mois plus tard, les associations de défense des droits des femmes s'interrogent sur la mise en place concrète de ces mesures.

Le collectif Nous Toutes s'inquiète notamment de la question du consentement. Selon leur enquête, 9 femmes sur 10 ont déjà ressenti une pression de leur partenaire pour avoir un rapport sexuel. Une réalité dont doit se saisir le gouvernement, estime Caroline de Haas du collectif en question. 

Selon elle, "ce n'est pas inné de respecter le consentement de l'autre, c'est un apprentissage. Et il y a un endroit où on pourrait apprendre ça, c'est à l'école". La féministe plaide pour une politique plus cohérente : "On a besoin que l'ensemble des membres du gouvernement se mettent autour de la table et décident de plans d'action ambitieux et financés. Aujourd'hui, c'est clair que le gouvernement n'est pas au rendez-vous".

1.000 places d'hébergement promises, mais toujours rien

Les associations s'interrogent aussi sur le nombre de places d’hébergement pour les femmes victimes de violences. En tout, 1.000 places avaient été annoncées par le gouvernement pour janvier 2020. Mais pour l'instant, aucune n'existe

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Marie Cervetti, directrice d'un centre d'hébergement et d'insertion à Paris s'interroge. "Je reste toujours avec la même question : où seront ces places ? Qui va les gérer ? Puisque comme il y a beaucoup de chance que ce soit dans des centres mixtes, est-ce qu'on a pensé à l'accompagnement ? Est-ce qu'on va former les travailleurs sociaux qui vont s'occuper de ces dames ?", demande-t-elle.

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