1. Accueil
  2. Actu
  3. Politique
  4. ISP : à quoi va ressembler l’école qui remplace l’ENA ?
2 min de lecture

ISP : à quoi va ressembler l’école qui remplace l’ENA ?

L'Institut du service public a pour objectif de recruter des profils plus divers. Le passage dans les grands corps de l'État sera soumis à de nouvelles conditions.

L'ENA à Strasbourg, en 2013 (illustration)
L'ENA à Strasbourg, en 2013 (illustration)
Crédit : PATRICK HERTZOG / AFP
Réforme de l'ENA : ce qui va changer
01:24
Coline Daclin & Marie-Bénédicte Allaire

Il l'avait promis, Emmanuel Macron supprime l'ENA. Le chef de l'État a présenté jeudi 8 avril les grandes lignes de sa reforme, qui va remplacer l'École Nationale d'Administration par l'Institut du Service Public (ISP). 
Certaines choses ne vont pas changer : l'école sera toujours à Strasbourg, et il y aura toujours un concours d'entrée et un classement de sortie. La première différence, c'est que les meilleurs éléments ne pourront plus opter directement pour ce qu'on appelle "les grands corps de l'État", comme la Cour des comptes ou les fonctions de direction. Pour y arriver, il faudra avoir travaillé sur le terrain plusieurs années, de préférence dans les départements.

"Le président ne souhaite pas que des personnes qui n'auraient jamais exercé auparavant" viennent "du haut de leur trentaine asséner des sentences et distribuer des bons et mauvais points", a souligné un conseiller auprès de l'AFP. 

Des profils "moins déterminés socialement"

L'école intègrera un tronc commun à 13 écoles de service public et devra "sélectionner des profils moins déterminés socialement", a déclaré Emmanuel Macron. Objectif : attirer des jeunes de milieux modestes, avec les "prépas Talents" et des aides matérielles, mais aussi de nouveaux profils qui vont plus naturellement vers le privé. Le chef de l'État a également plaidé pour un relèvement des rémunérations des hauts fonctionnaires, très éloignées de celles des dirigeants d'entreprises. Il a réclamé sur le sujet "un débat démocratique".  

L'ISP sera aussi le centre de formation continue des hauts fonctionnaires. "Je veux qu'en nous inspirant du modèle de l'École de guerre, nous puissions prévoir un rendez-vous de carrière avant d'accéder à des éminentes responsabilités", a indiqué Emmanuel Macron. 

À lire aussi

Une grande partie de la réforme sera comprise dans une ordonnance qui doit être adoptée avant le 7 juin

Dans l'opposition, Jean-Luc Mélenchon, chef de file de la France insoumise, a fustigé une "diversion suprême" d'Emmanuel Macron "pour donner à bouffer du fonctionnaire à la place des riches", tandis que Marine Le Pen, leader du Rassemblement national, a dénoncé "une opération de communication". 

La rédaction vous recommande

Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires.
Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Signaler un commentaire

En Direct
/