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"L'ENA est devenu un mauvais symbole", selon Gaspard Gantzer

INVITÉ RTL - Ancien élève de l'ENA dans la même promotion qu'Emmanuel Macron, Gaspard Gantzer souhaite que le nom de l'ENA soit changé.

Christelle Rebiere L'invité de RTL Midi Christelle Rebière
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"L'ENA est devenu un mauvais symbole", selon Gantzer Crédit Image : JOEL SAGET / AFP | Crédit Média : RTL | Durée : | Date : La page de l'émission
RTL Midi -  Christelle Rebière
Christelle Rebière et Marie-Pierre Haddad

C'était l'un des engagements pris après la crise des "gilets jaunes" en 2019. Emmanuel Macron va réformer l'École nationale d'Administration, ENA. L'objectif de cette réforme, préparée depuis plusieurs mois par la ministre de Transformation et de la Fonction publique Amélie de Montchalin, est "d'offrir aux Français un service public plus proche, plus efficace, plus transparent et plus bienveillant", explique l'Élysée. 

Gaspard Gantzer, ancien conseiller de François Hollande et ancien élève de l'ENA dans la même promotion qu'Emmanuel Macron a réagi au micro de RTL à cette annonce. "L'ENA est devenu un mauvais symbole", estime-t-il. Les énarques jugés déconnectés de la réalité et de la vie quotidienne des Français sont une "sorte d'ornithorynque français", ajoute-t-il. 

Créée en 1945 par le général de Gaulle, l'ENA, qui sélectionne quelque 80 élèves par an, est régulièrement critiquée pour sa formation d'élites "hors sol". Selon François Bayrou qui s'aligne sur le même constat qu'Emmanuel Macron, "l'État est devenu administration et l'administration est devenue bureaucratie", ce qui bloque les réformes.

Les énarques ont leur part de responsabilité

Gaspard Gantzer
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Selon l'ancien conseiller en communication de François Hollande, "on les accuse de tous les mots. Or, je ne crois pas qu'ils soient responsables de tous les maux de notre pays. Mais ils ont leur part de responsabilité". 

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Gaspard Gantzer concède que "l'ENA n'est pas l'institution qui est la plus représentative de la diversité de la société française". Pour redonner confiance en l'institution, il préconise d'en "changer le nom" et de "changer l'école de fond en comble". Une décision qui n'est "pas simplement cosmétique" et qui pourra mettre fin aux "valeurs négatives" véhiculées par l'école de la haute fonction publique. Il souhaite aussi que "les concours d'accès" soient "réformés" pour permettre davantage de diversité. 

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