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Incidents au Stade de France : le cas Didier Lallement, un paradoxe pour l'exécutif

ÉCLAIRAGE - Comment débrancher le préfet Didier Lallement sans en faire un bouc émissaire en pleine polémique sur les incidents au Stade de France ?

Didier Lallement, le 15 octobre 2020
Didier Lallement, le 15 octobre 2020
Crédit : Ludovic MARIN / AFP
DÉBAT - Incidents au Stade de France : Gérald Darmanin est-il fragilisé ?
00:08:21
DÉBAT - Incidents au Stade de France : Gérald Darmanin est-il fragilisé ?
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Marie-Pierre Haddad

Situés au cœur de la polémique Gérald Darmanin et le préfet Didier Lallement font face à une polémique qui ne cesse de prendre de l'ampleur, après les incidents du Stade de France. Le ministre de l'Intérieur a été auditionné par la commission des lois du Sénat a esquissé un mea culpa, tout en maintenant les chiffres avancés sur le nombre de faux billets présents lors de la rencontre sportive.

Le Sénat pourrait aussi entendre la version - très contestée - du préfet de police Didier Lallement. Invité de RTL ce jeudi 2 juin, Laurent Valdiguié, journaliste à Marianne et coauteur de Gérald Darmanin, le baron noir du Président, voit y un "paradoxe" dans cette situation. "Didier Lallement est sur le départ, explique-t-il. Ça fait des mois qu'il demande à partir et veut aller à la Cour des comptes. Didier Lallement a fait son temps à la préfecture de police. Il est, de l'avis de son entourage, "assez essoré par ses mois à la préfecture". 

"Le paradoxe, c'est comment l'exécutif va débrancher le préfet Lallement. Même si c'était prévu, il ne faut pas donner l'impression que finalement, on en fait un bouc émissaire. Du point de vue du préfet, ce qui s'est passé samedi dernier c'est une réussite parce qu'ils ont empêché un afflux de supporters avec des faux billets", ajoute le journaliste à Marianne.

Le duo Darmanin-Lallement sous les critiques

Au micro de RTL, Jean-Sébastien Ferjou, éditorialiste et fondateur d’Atlantico estime qu'il y a "un cumul de problèmes". "Pourquoi y avait-il ces goulots d'étranglement ? Parce qu'il n'y avait pas eu d'anticipation. Il y avait une grève sur une des lignes des voies d'accès au Stade de France. Les flux des supporteurs britanniques n'ont pas été canalisés et personne ne leur a dit où aller", rappelle-t-il. 

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Selon lui, "on a de la chance que les supporteurs anglais aient été bien élevés et qu'ils aient l'habitude de ce genre d'événement. Si nous avons évité le drame, c'est essentiellement grâce à cette attitude des supporters anglais".

Autre sujet central dans cette affaire : celui de la sécurité. "L'affaire ne va pas s'arrêter là, indique Jean-Sébastien Ferjou. Gérald Darmanin explique qu'il y a eu plus de 6.000, peut-être même 7.500 personnes mobilisées. Il y a des registres de gendarmerie qui existent (...) Même si on retient une hypothèse basse avec 6.000 membres des forces de l'ordre mobilisées sur cet événement, c'est plus que les policiers mobilisés le dimanche après l'Arc de triomphe pour les 'gilets jaunes'", souligne-t-il.

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