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Trois surveillants de prison violemment agressés par un détenu au centre pénitentiaire d’Aix-Luynes. (Illustration) (image d'illustration)
Crédit : Olivier CHASSIGNOLE / AFP
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Un détenu de la maison d'arrêt Aix-Luynes (Bouches-du-Rhône) a agressé trois surveillants de prison "dans l'exercice de leur fonction", ce vendredi 9 janvier, vers 8h.
Selon nos informations, le mis en cause s'en est d'abord pris à son codétenu, lequel a dû être évacué aux urgences. Reçu dans la foulée par un gradé, en présence d'un surveillant, le détenu s'est, dès son entrée dans le bureau, emparé d'une paire de ciseaux pour porter les premiers coups au gradé, notamment au niveau de la carotide.
Malgré sa blessure, l'agent réussit à s'extraire de la pièce mais revient quelques instants plus tard pour extraire le surveillant, victime lui aussi d'une agression. Mais en quittant le bureau, le gradé s'écroule. "Le détenu s’est jeté sur lui et s’est acharné, lui portant plusieurs coups de ciseaux au niveau de la carotide", relate une source auprès de RTL.
Sur X (ex-Twitter) par le garde des Sceaux, Gérald Darmanin indique que les trois gardiens de prison ont été "immédiatement pris en charge par les secours et leurs vies ne sont pas en danger". Le ministre de la Justice a également tenu à exprimer "son total et inconditionnel soutien aux agents pénitentiaires qui exercent une mission dangereuse avec beaucoup de courage et d’humanité".
Selon plusieurs sources, ce détenu de nationalité française est incarcéré depuis avril 2024 pour violence sur personne détentrice de l'autorité publique et agression sexuelle et avait été transféré à Aix-Luynes en avril 2025, après des faits de violences dans d'autres établissements. Le détenu est passé par un quartier d'évaluation de la radicalisation. Faute d'éléments tendant à indiquer une radicalisation, il a rejoint la détention classique.
Luynes, une des plus importantes prisons de France, est confrontée à un taux de suroccupation moyen de 150% avec 2.000 détenus hébergés sur 1.200 places, avaient alerté les autorités judiciaires locales en 2024.
Cette surpopulation est due en partie au narcobanditisme marseillais avec une grande partie des détenus qui y sont envoyés par le tribunal correctionnel de la deuxième ville de France.
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