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"Gilets jaunes" : une facture de près de 3,5 milliards d'euros, selon un député

INVITÉ RTL - Roland Lescure a notamment évoqué des coûts de 2,5 milliards d'euros pour le commerce et la distribution, 46 millions d'euros pour les forces de l'ordre, sans compter le coût social.

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"Gilets jaunes" : une facture de près de 3,5 milliards d'euros, selon un député Crédit Image : JEAN-PHILIPPE KSIAZEK / AFP | Crédit Média : RTL | Date :
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La Curiosite´ - Sidonie Bonnec Thomas Hugues
Thomas Hugues édité par Paul Turban

Un rapport parlementaire sur le coût des "gilets jaunes" est rendu ce mercredi 17 juillet, même si "il est difficile de faire un chiffrage total, en partie parce qu'il va y avoir des répliques, des effets retard. J'ai vu des commerces encore ouverts qui vont bientôt fermer", a expliqué le député de la majorité Roland Lescure invité de RTL. Il évoque néanmoins des sommes pour un total de près de 3,5 millions d'euros. "C'est difficile d'additionner des choux et des carottes, mais ce sont des sommes très importantes", a-t-il commenté. 

"Pour le secteur du commerce et de la distribution, on est sur 2,5 milliards d'euros, a expliqué Roland Lescure. "On parle à la fois des petits commerces et des centres commerciaux. Du côté des dommages, on parle plutôt de 217 millions d'euros, ce que les compagnies d'assurance ont dû verser. Mais il y a l'impact indirect sur le chiffre d'affaires, beaucoup plus important." 

"De manière très concrète, les forces de l'ordre, c'est à peu près 46 millions d'euros de coûts supplémentaires liés au matériel, a détaillé le député La République en Marche (LaRem). Pour le secteur de la restauration, très affecté, on parle de 850 millions d'euros." Par ailleurs, "pour les villes concernées, ne serait-ce que les trois villes que nous sommes allés voir, Bordeaux, Rouen, Toulouse, en termes de coûts budgétaires directs, c'est plus de 12 millions d'euros." 

Un impact aussi social

"Il y a des contrats qui n'ont pas été renouvelés. Il y a eu du chômage partiel, plus limité que ce qu'on craignait mais qui a touché quand même plusieurs dizaines de milliers de personnes", a expliqué le député.

"J'ai rencontré une commerçante à Toulouse l'an dernier, qui avait deux commerces, un en centre-ville, et un dans un centre commercial, a raconté Roland Lescure. C'est quelqu'un qui souhaitait recruter des seniors. Elle avait six employés de plus de 50 ans, elle n'en a plus que trois, car elle a dû fermer son commerce à l'extérieur de la ville." 

Solidarité, adaptabilité et résilience

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"On a beaucoup vu ceux qui commettaient les dégâts. Samedi après samedi, je pense qu'on a insuffisamment donné la parole à ceux qui était en première ligne, qui devaient baisser le rideau", a estimé Roland Lescure. 

"Trois choses m'ont particulièrement marqué. D'abord, la solidarité, a détaillé le député. Il y a eu une solidarité très forte entre les commerçants, avec les chambres consulaires, avec les élus, avec les fonctionnaires. De l'adaptabilité, car il a fallu s'adapter à un mouvement quasi insurrectionnel et qui affectait samedi après samedi l'activité économique. Et troisièmement, la résilience, car les gens ont su résister mais avec des dégâts très importants."

La méthode de la mission

"D'abord, on a souhaité une mission républicaine, avec plusieurs partis représentés. Ensuite, on n'a pas voulu que ce soit un 'gilets jaunes bashing', on ne voulait pas revenir sur les revendications, certaines légitimes, à la source du mouvement, a expliqué Roland Lescure. Nous voulions nous concentrer sur les coûts des dégâts, des violences, commis en marge de ce mouvement." 

"Nous souhaitions aller sur le terrain, a encore ajouté le député. On ne voulait pas faire une énième mission dans le VIIe arrondissement, mais bien aller dans les grandes villes, les grandes blessées de ce mouvement. Nous sommes allés à Rouen, Toulouse, Bordeaux pour donner la parole à ceux qui ont baissé le rideau."

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