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Primaire de la droite : revivez le troisième et dernier débat

Les candidats à la primaire de la droite et du centre se sont retrouvés une dernière fois sur un plateau de télévision, ce jeudi 17 novembre, avant le premier tour du scrutin, dimanche.

Le plateau du 3e débat de la Primaire de la droite, le 17 novembre 2016
Le plateau du 3e débat de la Primaire de la droite, le 17 novembre 2016 Crédit : France 2
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Romain Renner
Journaliste RTL

Les sept candidats de la primaire de la droite et du centre ont débattu pour la troisième et dernière fois avant le premier tour du scrutin, ce jeudi 17 novembre. Diffusé sur France 2, cet ultime débat pourrait bien être décisif tant les écarts entre les favoris se sont resserrés avant cette soirée. Alain Juppé, Nicolas Sarkozy, François Fillon, Bruno Le Maire, Nathalie Kosciusko-Morizet, Jean-François Copé et Jean-Frédéric Poisson ont tenté de parler d'Europe mais ont parfois regretté de ne pas avoir suffisamment de temps pour développer leur propos.

L'éducation et la politique sociale ont également été évoquées, permettant aux sept candidats de se démarquer un peu plus les uns des autres. En forme dans les sondages, François Fillon a paru plus offensif qu'à l'accoutumée, sans pour autant verser dans un excès d'agressivité. Contraint de se mouiller car rattrapé dans les sondages par Nicolas Sarkozy et François Fillon, Alain Juppé a dû entrer dans l'arène. Nicolas Sarkozy a, lui, encore mis en avant son expérience de chef de l'État pour parer les critiques de ses concurrents.

Revivez le troisième débat de la primaire de la droite

23h35 - Jean-Frédéric Poisson est le premier à s'exprimer : "L'ensemble des concurrents autour de moi a déjà eu l'occasion de prendre des responsabilités (...) Leurs engagements n'ont pas été tenus. Je veux être le candidat qui tiendra ses engagements. Je vous en fais la promesse".

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Alain Juppé : "Je suis allé à votre rencontre, j'ai entendu vos inquiétudes, vos souffrances et votre colère. Pour que la France en forme entraîne la France qui peine, je veux restaurer l'autorité d'un État fort. Les propositions sont claires, elles sont sur la table. Si vous me faites confiance, j'agirai vite, d'abord avec des ordonnances, et ensuite fermement. Pour réussir, il faudra aussi se rassembler. Il faudra que notre diversité se conjugue à un vrai sentiment d’unité

Jean-François Copé : "J'ai nourri mon projet autour d'une idée simple qu'il faut rebâtir un commandement dans notre pays, en finir avec le côté versatile et une certaine forme d'inconstance qui a présidé ses dernières années. La France décomplexée, c'est avoir une vision. Il faut que la France renoue avec sa grandeur (...) Passons ensemble un nouveau pont d'Arcole".

Bruno Le Maire : "Je veux remercier tous les Français de suivre ces débats. Je remercie également mes concurrents à la primaire. Dans la situation où est la France aujourd'hui, la meilleure solution, c'est l'audace. L'audace de transformer enfin notre classe politique, mettre fin au monopole syndical, restaurer l'autorité de l'État, transformer en profondeur notre école, l'audace de réaffirmer notre culture contre un islam politique, réaffirmer ce que nous sommes comme Français, avec notre histoire, notre langue, réaffirmer le rôle de la France en Europe et qui doit être un garant d'indépendance vis-à-vis des autres pays Je compte sur vous pour faire gagner cette audace". 

Nicolas Sarkozy : "Le monde qui s'annonce ne fera aucun cadeau à la France. J'ai connu la difficulté de diriger la France durant la crise sans précédent de 2008. 2017 peut être un nouveau départ pour la France. Je veux incarner ce nouveau départ. Cette France a besoin d’énergie, j’ai cette énergie. Cette France a besoin d’expérience, j’ai cette expérience (...) Je veux une France qui se retrouve, une France qui se sente protégée, je veux la protéger (...) C’est à vous de faire votre choix, j’ai confiance en votre choix".

François Fillon : "J'ai toujours dit la vérité aux Français. Mon programme n'est pas facile mais c'est le seul qui permettra à la France de se relever, de redonner espoir à la jeunesse. Nous sommes un peuple fier et nous n'aimons pas qu'on nous dicte nos choix. Dimanche prochain, n'ayez pas peur de contredire les sondages et les médias qui avaient tout arrangé à votre place. Ne faites pas de calcul, ne votez pas pour un candidat pour en éliminer un autre. C'est le seul choix qui est digne de la France".

Nathalie Kosciusko-Morizet conclut l'émission : "Tous mes concurrents proclament qu'ils vont gagner. Pour ma part, je sais que ce ne sera pas le cas. Mais alors, pourquoi voter pour moi ? Voter pour moi, c'est dire que les solutions d'hier sont mortes, voter pour moi, c'est choisir des solutions nouvelles et refuser de donner toutes les clés au politique (...) Au second tour, il sera temps d'éliminer, au premier tour, choisissez vos idées, Choisissez la nouvelle France".

23h20 - C'est le moment des conclusions

23h10 - Nicolas Sarkozy et Alain Juppé s'opposent sur "l'identité heureuse", élément phare du programme de l'ancien premier ministre. "Je pense qu'il ne mesure pas incandescence de la colère à propos des phénomènes migratoires (...) Je ne crois pas à l'identité heureuse quand il y a six millions de chômeurs et 0 en Allemagne. Il n'y a pas d'identité heureuse quand un islam politique provocant veut imposer son mode de vie aux Français", critique Nicolas Sarkozy.

Alain Juppé répond calmement : "Je pense que les Français m'ont parfaitement compris. La France ne nage pas dans le bonheur. Chaque chef d’Etat doit fixer un cap et le mien c'est la joie de vivre ensemble".

23h05 - Alain Juppé finit par se plier à l'exercice et interpelle François Fillon à propos de sa volonté de supprimer 500.000 postes de fonctionnaires. Les deux hommes s'étaient déjà répondu par micro interposé lors de leur venue à RTL, cette semaine.

"On ne parle pas du périmètre de l'action de l'État, s'agace Nathalie Kosciusko-Morizet. Le statut de la fonction publique, c'est quelque chose de lourd, quand on embauche un fonctionnaire à vie, c'est très lourd, il faut que ça ait du sens".

Jean-François Copé tacle François Fillon pour l'ensemble de sa campagne. "Sa démarche me paraît ambiguë sur un point qui me paraissait important : lorsque j'entends tout ce programme de rupture, est-ce que ça signifie qu'il aurait adoré réformer dans le quinquennat précédent mais que Nicolas Sarkozy l'en a empêché ? Je ne peux pas le croire", attaque-t-il.

23h00 - François Fillon s'en prend vivement au principe de cette dernière partie : "Vous nous coupez la parole pour lancer une partie où l'on doit s'interpeller (...) Vous nous donnez une liberté mais on n'en veut pas (...) Nous ne sommes pas des commentateurs (...) "Vous concevez ce débat en termes de spectacle".

22h55 - Dernière partie du débat : les candidats peuvent désormais pouvoir s'interpeller.

22h50 - Les candidats sont interrogés sur le découpage administratif du pays. Nathalie Kosciusko-Morizet s'attaque à la réforme portée par François Hollande. "C'est une forme de mépris des territoires. Le pays est trop centralisé (...) Je souhaite laisser beaucoup plus d'initiative au niveau local sur l'organisation". Même son de cloche chez Jean-Frédéric Poisson : "Nous devons être dans une attitude beaucoup plus décentralisatrice, notamment avec les groupements de communes".

François Fillon reformule une proposition datant d'il y a 16 ans : "La réforme du conseiller territorial, je l'ai proposée en 2000. Il faut la refaire. Et fusionner départements et régions".

22h35 - Nicolas Sarkozy plaide pour "une allocation nationale sociale unique gérée par l'État (...) Il ne faut pas qu'une personne qui bénéficie d'assistanat gagne plus de 75% du SMIC. Il faut que le travail soit récompensé (...) Il faut que les bénéficiaires donnent du temps à la collectivité", explique-t-il.

François Fillon plaide, lui aussi, pour une allocation sociale unique gérée, elle, "par les départements et non par l'État". L'ancien premier ministre veut qu'elle tienne compte "de la situation de chaque famille" et évite "les effets de seuil". Selon lui, "elle permettrait de faire des économies et de répondre à ce cri des Français qui ont l'impression de travailler pour ceux qui ne travaillent pas". Il s'oppose toutefois au plafond de 75% du SMIC proposé par Nicolas Sarkozy. "Tout dépend de la situation, s'il y a des enfants ou non", justifie-t-il.

Alain Juppé veut "un compte personnel qui permet à chaque personne de calculer les prestations qu’elle reçoit, tout en restant en-deçà des revenus d’activité" pour chaque Français plutôt qu'une allocation unique. Selon lui, "il faut inciter les bénéficiaires du RSA à reprendre un travail, sanctionner un refus". Il ajoute : "Mon objectif, c'est de débloquer le marché de l'emploi en supprimant les charges pour les emplois peu qualifiés".

22h25 - La troisième partie du débat, consacrée à la politique sociale, va démarrer. 

22h10 - Bruno Le Maire veut revaloriser la voie professionnelle : "L'intelligence de la main vaut l'intelligence de l'esprit", estime-t-il. Le député explique pourquoi il veut supprimer le collège unique : "Les deux erreurs de notre école, c'est qu'elle ne garantit pas la transmission des apprentissages fondamentaux et elle ne permet pas à chacun de prendre sa place dans la République".

Jean-François Copé est d'accord avec Bruno Le Maire sur la question du collège unique. Il regrette que tous les collèges soient les mêmes, quel que soit l'endroit où il est installé. "Il faut que chaque chef d'établissement soit responsable d'un apprentissage articulé autour d'un tronc national commun".

Nathalie Kosciusko-Morizet accuse les tenants de la fin du collège unique de vouloir "trier les enfants". Bruno Le Maire s'offusque : "Ce n'est pas vrai, je ne veux pas trier les enfants". L'ancienne ministre vante les mérites de l'apprentissage commun. Jean-Frédéric Poisson rappelle qu'il a connu un collège "qui n'était pas unique mais qui reconnaissait des différences de niveaux". Le président du PCD veut que l'on prenne acte que "les talents des enfants sont différents des uns et des autres". Selon lui, il faut "accélérer" l'apprentissage des élèves les plus doués et s'adapter à ceux qui sont plus en difficulté.

Alain Juppé ne veut pas que l'on fasse "deux collèges : un pour les bons et un pour les moins bons". Il nuance toutefois : "Il faut personnaliser en fonction des capacités des enfants. Je propose plus d'autonomie aux établissements". Le maire de Bordeaux explique également pourquoi il préfère parler "d'orientation sélective" plutôt que de "sélection" : "Je suis contre la sélection par l'échec (...) je veux une orientation pour la réussite". Nicolas Sarkozy intervient pour défendre le collège unique, affirmer sa volonté de soutenir l'apprentissage et de lutter contre l'échec scolaire. Et de rappeler la mise en place de l'autonomie des universités françaises. Une réforme mise en place par Valérie Pécresse, soutien d'Alain Juppé, durant sa présidence.

François Fillon veut, lui, "rénover" le baccalauréat. Avec moins d'épreuves, l'ancien ministre de l'Éducation nationale le voit comme un examen mieux ciblé. "Et les élèves choisiront les matières qui correspondent à l'enseignement universitaire qui les intéresse". Il précise : "Je propose que dans les universités on sélectionne les étudiants sur la base du résultat du baccalauréat, et non par tirage au sort".

Jean-François Copé veut également remettre les symboles de la République au cœur de l'éducation : "Je veux voir les élèves chanter l'hymne national, saluer le drapeau tricolore, porter un uniforme avec l'écusson de leur collège et réaliser un service national de six mois. L'école doit être le rendez-vous de la mixité sociale pour toute une génération".

22h02 - Le débat sur l'Europe est clos. Les candidats paraissent agacés de ne pas avoir pu véritablement approfondir ce thème. C'est au tour de l'éducation d'être discutée.

22h00 - Comme ses collègues, Alain Juppé tente de recentrer le débat sur l'Europe. "Il faut lui donner des frontières, donc pas de nouvel élargissement (...) Il faut consolider la zone euro en harmonisant la fiscalité et puis il faut se poser la question fondamentale : qu'avons-nous en commun ?" Il propose "un congrès des consciences européennes".

François Fillon veut, lui, doter la zone euro d'un gouvernement et mettre en place un calendrier d'harmonisation fiscale : "Cinq ans pour la fiscalité des entreprises, dix ans pour la fiscalité des ménages". Selon Nicolas Sarkozy, le gouvernement économique européen doit être gouverné par "un Français ou un Allemand, car à deux, on pèse 50% du PIB européen". L'ancien chef de l'État veut également que le Fonds monétaire international (FMI) "se retire de l'Europe" pour pouvoir créer "un Fonds monétaire européen".

21h50 - François Fillon s'inquiète, lui aussi, de la tournure du débat. "C'est le troisième débat que nous avons et je sens qu'il y a une question que nous allons encore zapper : c'est celle de l'avenir de l'Europe !" ; "Oui mais c'est bien de ne pas zapper la question de l'écologie", répond NKM.

21h45 - Jean-François Copé s'oppose à l'idée d'un nouveau traité européen. Il ironise à propos d'un éventuel référendum qui remettrait "la machine à perdre" en route. La question posée avait pourtant trait à l'écologie. Nathalie Kosciusko-Morizet s'en agace : "C'est tellement symptomatique de notre débat".

21h40 - Bruno Le Maire demande à ce que l'on remette les Français au cœur de la construction européenne. Le député veut soumettre à leur vote "un nouveau traité européen" pour réparer ce qu'il considère comme une erreur : avoir adopté le traité européen en 2007 malgré le "non" au référendum de 2005. Nicolas Sarkozy, président de la République à l'époque, est interrogé en réponse. Il ne répond pas directement à cette attaque.

21h30 - La question de l'entrée de la Turquie dans l'Union européenne est posée. Bruno Le Maire, Alain Juppé et Jean-Frédéric Poisson s'accordent pour dire qu'elle n'a "pas sa place dans l'Union européenne". 

21h20 - Le premier thème du débat concerne la situation militaire du pays. Alain Juppé assure que lui, président, la France poursuivra son action contre Daesh. Nathalie Koscisuko-Morizet assure, elle, qu'elle ne veut pas intervenir en Syrie : "Il y a des forces spéciales au sol en Syrie, mais je ne souhaite pas envoyer des forces régulières au sol en Syrie. Notre rôle est d'accompagner une coalition"

Bruno Le Maire profite de la question qui lui est posée pour, lui aussi, revenir sur le cas Macron. Le député de l'Eure prévient : "Ne laissons pas le monopole du renouvellement à la gauche", évoquant également le cas du vainqueur de la primaire EELV, Yannick Jadot. "Pourquoi ça ne marche pas avec vous ?", lui répond Jean-Pierre Elkkabach ; "Vous connaissez déjà le résultat ?", s'agace Bruno Le Maire. La réponse fuse : "On en reparlera lundi". Le candidat s'emporte : "Je suis candidat (...), ça mérite le respect. Je n'ai pas de leçon à recevoir".

Selon Jean-François Copé, "la priorité absolue est la destruction de Daesh et pas le sort de Bachar al-Assad". Le député-maire de Meaux rappelle toutefois que "personne sur le plateau n'a de sympathie pour al-Assad". Nicolas Sarkozy tente de prendre de la hauteur par rapport à ses concurrents : "Tout le monde parle de forces spéciales sans vraiment savoir ce que c'est". L'ancien président se réjouit de la possible "fin" de la "guerre froide" entre la Russie et les États-Unis.

"La fermeture de l'ambassade à Damas en 2012 a été un signal négatif, il faut la rouvrir. Fermer cette ambassade, sous la présidence de Nicolas Sarkozy, cela ne pouvait pas nous permettre de conserver dans le pays nos positions", déplore Jean-Frédéric Poisson. François Fillon assure que cette décision a été prise à cause de la menace qui planait sur l'ambassade. Il rappelle qu'il plaide "depuis deux ans" pour la "réouverture" d'un canal diplomatique à Damas afin de rétablir un dialogue avec Damas. "Bachar al-Assad a un soutien populaire", assure-t-il. "Le retour à la paix est impossible avec Bachar al-Assad", lui répond Alain Juppé.

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21h15 - Nicolas Sarkozy est interrogé sur les accusation de Ziad Takieddine. Sa réaction est directe et cinglante : "Quelle indignité ! Nous sommes sur le service public. Vous n'avez pas honte de donner écho à un menteur ? Ce n'est pas l'idée que je me fais du service public. C'est une honte". L'ancien président de la République ramène le débat à Emmanuel Macron, "d'accord avec Hollande pendant cinq ans et en désaccord depuis cinq minutes".

21h10 - Le cas Emmanuel Macron est également évoqué. Selon Alain Juppé, sa candidature est surtout "un problème pour la gauche". Le maire de Bordeaux le considère comme "le co-auteur de la désastreuse politique, notamment économique, de ces 5 dernières années".

21h05 - Le débat démarre par une question concernant les votes "anti-élite". François Fillon ouvre le bal : "Il faut toujours dire la vérité et ne pas changer d'attitude parce que les Américains ont voté pour Donald Trump (...) Nous avons beaucoup de contentieux avec les États-Unis et ce n'est pas à cause de M. Trump". L'ancien premier ministre veut discuter avec le futur président américain pour mettre fin à un certain nombre de ce qu'il considère comme des problèmes. Il cite notamment la situation au "Proche-Orient".

Jean-Frédéric Poisson, seul candidat à avoir salué la victoire de Donald Trump, estime que son éventuelle proximité idéologique avec le futur président "n'est pas le sujet". Et de se réjouir que "le politiquement correct" n'ait "plus de droit de cité dans la vie politique". Bruno Le Maire souligne que les votes anti-élite se multiplient. "Il y a une colère dans les pays occidentaux", estime-t-il, citant en exemple l'Allemagne, l'Autriche, le Brexit et la victoire de Donald Trump. "Il ne faut pas faire avec plus de colère, comme lui (...) Il faut faire des propositions positives".

"Nous devons nous préparer à trois chocs, annonce Alain Juppé. Le commerce (...), la défense (...), le développement durable". Et le maire de Bordeaux de prévenir que la France et l'Union européenne devront adopter une attitude "offensive" pour tenir tête aux États-Unis. Dans la foulée, Nathalie Kosciusko-Morizet souligne "la misogynie, le racisme et l'homophobie" du futur président américain et rappelle qu'Hillary Clinton a bénéficié "d'un million de votes de plus" que celui qui l'a battue.

David Pujadas demande à Nicolas Sarkozy si Alain Juppé n'est pas "le meilleur candidat face à la montée du populisme". L'ancien président de la République réagit immédiatement : "Vous êtes bien dans la ligne journalistique. On parle de l'élection américaine et l'on arrive à l'un de mes concurrents". Nicolas Sarkozy voit en la victoire de Donald Trump l'occasion pour la France de "réaffirmer un leadership". Et d'espérer un retour de l'UE au premier plan. Jean-François Copé craint, lui, une victoire de Marine Le Pen, permise par "la colère" des électeurs.

21h00 - Le débat va commencer. En préambule de l'émission, les règles de la primaire sont réexpliquées.

20h25 - Selon Alain Duhamel, le climat de ce troisième débat sera "insolite et inédit", notamment à cause de la remontée de François Fillon. "N'importe lequel des trois (Fillon, Sarkozy, Juppé, ndlr) peut arriver en tête, n'importe lequel des trois peut arriver à la deuxième place et n'importe lequel des trois peut être écarter de la course", explique-t-il.

19h50 - C'est une première : les sept candidats devront répondre à des questions d'internautes au cours de la soirée.

19h30 - Mardi 15 novembre, un sondage a donné pour la première fois François Fillon vainqueur. Selon cette étude réalisée par Opinionway pour Atlantico, l'ancien premier ministre l'emporterait face à Alain Juppé avec 54% des voix et dominerait également Nicolas Sarkozy, avec 57% des voix.

19h00 - Pour animer le débat, quatre journalistes sont mobilisés. Une femme, et trois hommes. Nathalie Saint-Cricq représentera la chaîne du service public, en sa qualité du chef du service politique. Elle sera accompagnée par Jean-Pierre Elkabbach, d'Europe 1. À leur côté se trouvera David Pujadas, présentateur du 20 heures de France 2, en charge cette année de L'Émission politique de France 2, et de Hervé Favre, éditorialiste politique au quotidien régional La Voix du Nord.

18h30 - Le débat va démarrer par des questions d'actualité. L'élection de Donald Trump et la candidature d'Emmanuel Macron devraient être abordées. De nombreux internautes réclament une question sur les accusations de Ziad Takieddine contre Nicolas Sarkozy. L'intermédiaire franco-libanais affirme avoir confié des valises d'argent libyen, en provenance du régime de Kadhafi, à Nicolas Sarkozy et Claude Guéant. Interrogé ce matin à ce sujet, Bruno Le Maire estime que ce sujet n'a pas sa place dans le débat.

18h10 - L'émission, diffusée sur France 2, se déroule dans un décorum similaire aux deux précédents. Les candidats seront à nouveau placés en arc de cercle. Nathalie Kosciusko-Morizet sera au centre, Bruno Le Maire (à droite) et Jean-François Copé (à gauche) seront aux extrémités du plateau. Les participants auront droit à 90 secondes par réponse et d'un droit d'interpellation pour l'un des adversaires.

18h00 - Le premier tour de la primaire de la droite aura lieu le 20 novembre. Le second, une semaine plus tard. Les citoyens disposant de leur carte d'électeur et les mineurs qui auront le droit de vote au moment de la présidentielle peuvent voter. Il leur suffit de verser 2 euros au titre des frais d'organisation à chaque tour de scrutin et "s'engager sur l'honneur", selon les termes du règlement, en signant une charte.

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Les candidats à la primaire de la droite et du centre se sont retrouvés une dernière fois sur un plateau de télévision, ce jeudi 17 novembre, avant le premier tour du scrutin, dimanche.
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2016-11-17 18:19:00
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