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ÉDITO - Présidentielle 2022 : Emmanuel Macron soigne, encore, sa droite

Le président de la République soigne son aile droite depuis quelques semaines, comme en témoigne sa visite à Nice, ville dirigée par Christian Estrosi.

Emmanuel Macron le 4 décembre 2021 à Jeddah en Arabie Saoudite.
Emmanuel Macron le 4 décembre 2021 à Jeddah en Arabie Saoudite.
Crédit : Thomas SAMSON / AFP
ÉDITO - Présidentielle 2022 : Emmanuel Macron soigne, encore, sa droite
02:55
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L'Edito Politique Olivier Bost
Olivier Bost

À Nice ce lundi 10 janvier, Emmanuel Macron soigne sa droite. Et Emmanuel Macron choisit bien sa destination. Nice, c’est la ville de Christian Estrosi, ancien Les Républicains, qui aura mis presque un quinquennat à rejoindre le chef de l’État. Mais c’est fait, il l’a bel et bien rallié. 

Nice, c’est aussi la ville d’Eric Ciotti, le bras armé de Valérie Pécresse chez Les Républicains. Le député a décidé de boycotter la visite du jour, il se rendra à la place dans une prison pour dire qu’il n’y a pas assez de places. Nice, voilà quand même un bon terrain de jeu pour parler d’un sujet incontournable de la campagne présidentielle : la sécurité. 

Donc Emmanuel Macron prend Nice comme exemple ? Si cela était aussi simple. Comme le fait remarquer Eric Ciotti, Emmanuel Macron va poser la première pierre du futur plus grand commissariat de France, qui n’a pas encore de permis de construire. 

Le futur plus grand commissariat de France à Nice

Nice a déjà regagné des effectifs de policiers depuis le début du quinquennat, mais ses résultats en matière de délinquance ne sont pas encore flamboyants. Le futur plus grand commissariat de France est un symbole à double tranchant : une future réussite, qui montre les carences d’aujourd’hui. 

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Ce symbole vaut pour toute la politique sécuritaire d’Emmanuel Macron ? C’est clairement un quinquennat contrarié, au bilan en demi-teinte. Les effectifs de police ont augmenté sans effet. Comme le soulignait un rapport de la Cour des comptes il y a 3 mois, 100.000 policiers ont été embauchés, mais il y a moins de bleus dans les rues. 

Cela oblige Emmanuel Macron à, sans cesse, hausser le ton quand tous les autres à sa droite et à l’extrême droite crient déjà fort. La semaine dernière dans une interview donnée au Parisien, en plus de sa célèbre phrase contre les antivax, Emmanuel Macron disait sur les dealers : "on y va, on les harcèle, on ne lâchera rien".

La stratégie de la droite : activer la nostalgie

La droite est-elle encore crédible ? Elle donne aussi dans la formule et est obligée d’activer la nostalgie de ses plus belles heures. Valérie Pécresse la semaine dernière a ressorti le "Kärcher". Une image délicate, car l’engin renvoie autant à la fermeté de Nicolas Sarkozy qu’à ses limites et n'a pas si bien fonctionné.

Mais qu’importe aux yeux de ses proches car il a permis de marquer les esprits. Ce qui est déjà, dans cette période, un exploit. Car le souci de tous les candidats à la droite d’Emmanuel Macron est d’être l’opposant numéro 1 du président sortant

Valérie Pécresse, Marine Le Pen et Eric Zemmour vont s’ingénier, à 90 jours du premier tour, autant à cibler qu’à être la cible d’Emmanuel Macron. Aujourd’hui à Nice, au vu de l’écosystème local très particulier, c’est au tour de Valérie Pécresse. 

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