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ÉDITO - Ce que la grève SNCF dit de la campagne présidentielle à venir

Avec le rebond économique, les revendications se multiplient à l'approche de l'élection présidentielle.

Un TER SNCF (illustration)
Un TER SNCF (illustration)
Crédit : PHILIPPE HUGUEN / AFP
Grève à la SNCF : un retour à la normale qui cache un changement d'atmosphère dans la présidentielle
02:57
Grève à la SNCF : un retour à la normale qui cache un changement d'atmosphère dans la présidentielle
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Olivier Bost - édité par Victor Goury-Laffont

Tiens, tiens, une grève surprise à la SNCF. Ce n’est pas anodin sur le climat social : une grève à la SNCF, c’est le signal qu’il ne faut surtout pas négliger, le retour des revendications, le retour du monde d’avant.

Une grève à la SNCF peut aussi cacher un changement d’atmosphère pour la présidentielle. Ce n'est pas seulement la question du pouvoir d'achat. Il y a quelques mois encore, après la sortie de la crise sanitaire, personne dans les ministères comme à l’Elysée ou à Matignon n’imaginait cette question sociale, bien plus large, revenir aussi puissamment.

Personne n’imaginait non plus que l’emploi irait mieux et que la relance mondiale serait aussi importante, et c’est justement lié. Les grèves, les revendications collectives, ce n’est jamais en période de crise aigüe, quand tout va mal. C'est justement quand ça commence à aller mieux.

Pour faire simple : on demande quelque chose quand on a le sentiment qu’il y a quelque chose à obtenir. Les bons chiffres économiques, dont s’est vanté assez vite le gouvernement, ont installé cette idée que ça allait mieux. 

Des propositions différentes

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Dans son grand pragmatisme la majorité propose, face à cette situation, l’augmentation de salaires. Ce sera par secteurs, et en particulier dans les secteurs tendus, ceux qui ne trouvent plus d’employés. L’augmentation des salaires généralisée, ce n’est pas très macroniste.

À gauche, c’est le relèvement du SMIC ou même le retour d’une vieille lune : la baisse du temps de travail. À droite, l’intéressement refait surface. Cette idée n’est pas non plus tout à fait récente. Nous en parlons depuis 1967.

Chacun se dit qu’il y a quelque chose à faire. Les 100 euros d’indemnité inflation annoncés ce jeudi 21 octobre par Jean Castex ne suffiront pas à éteindre ce sentiment, présent chez 3 français sur 4 selon notre baromètre BVA Orange/RTL, d'avoir perdu en pouvoir d’achat ces derniers temps. Au contraire, cela va l’alimenter.

Ces sujets, salaires, travail, inflation, sont toujours présents dans les campagnes présidentielles, mais ne sont pas forcément déterminants. Cette période, post-super-crise sanitaire, est pour l’instant indécelable. Est-elle portée vers des avancées individuelles, collectives, ou au contraire emprunte de régressions ? Voulons-nous mieux vivre tout de suite, ou vivre comme avant ? Allons-nous nous projeter en 2030 ou dans les années 50 ?

Il faudra attendre l’élection et rester modeste : c’est toujours après que l’on réalise ce qui a fait une élection.

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