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DÉBAT - Rationnement en électricité et en gaz, sobriété énergétique : qui doit supporter l’effort ?

Comment éviter le rationnement de l'électricité ? La question se pose pour les Français mais aussi pour les entreprises.

Geoffroy Roux de Bézieux, le président du Medef, à Paris le 18 avril 2019
Geoffroy Roux de Bézieux, le président du Medef, à Paris le 18 avril 2019
Crédit : ERIC PIERMONT / AFP
DÉBAT - Rationnement en électricité et en gaz, sobriété énergétique : qui doit supporter l'effort ?
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Yves Calvi & Marie-Pierre Haddad

Elisabeth Borne a secoué les chefs d'entreprise, lors de l'université d'été du Medef. Au rayon énergie, la Première ministre a demandé à nos patrons d'agir pour consommer moins. Elle a agité la menace de mesures de rationnement cet hiver. Qui doit prioritairement supporter l'effort ? C'est l'objet du débat du jour à l'antenne de RTL. 

Le message d'Elisabeth Borne est-il reçu ? Fabrice Le Saché, vice-président et porte-parole du Medef explique au micro de RTL : "On n'a pas découvert le sujet énergie aujourd'hui. Les entreprises ont ce sujet dans leur quotidien. Elles investissent massivement pour la décarbonation. Un chef d'entreprise, systématiquement, s'interroge sur ses coûts et il investit dans l'efficacité énergétique (...) Si on veut aller plus loin, il va falloir mettre à l'échelle des technologies de rupture et donc il va falloir financer de l'innovation". 

En réaction aux propos de la Première ministre, Fabrice Le Saché affirme que "chacun doit regarder aussi ses responsabilités". "Ce n'est pas nous qui avons mis un coup d'arrêt au nucléaire en France, tacle-t-il. C'est plutôt nous qui avons poussé pour qu'il y ait un investissement dans le nucléaire. On est heureux qu'il y ait ce réinvestissement, mais il va falloir quelques années pour que ces EPR sortent de terre", a-t-il ajouté.

Il faut une solution quand même pour les quinze ans à venir.

Thomas Pellerin-Carlin, directeur du centre énergie de l’Institut Jacques-Delors

Face à lui, Thomas Pellerin-Carlin, directeur du centre énergie de l’Institut Jacques-Delors invite le Medef à "regarder la réalité en face". "La situation est extrêmement grave et les coupures d'électricité en France cet hiver sont très probables. Donc le scénario central, c'est des délestages : on coupe l'électricité de manière tournante pendant deux heures à des secteurs entiers", explique-t-il. 

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"On peut effectivement relancer le nucléaire avec des nouvelles centrales, mais ce sera utile à partir de 2037. Or, il faut une solution quand même pour les quinze ans à venir. Ce qu'il faut, c'est une mobilisation nationale pour les économies d'énergie et le discours de la première ministre va dans le bon sens", a-t-il ajouté.

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