1. Accueil
  2. Actu
  3. Politique
  4. Couac à Matignon : comment des députés REM ont poussé à faire machine-arrière
1 min de lecture

Couac à Matignon : comment des députés REM ont poussé à faire machine-arrière

Retour sur l’incroyable cafouillage du cabinet du Premier ministre mardi 18 décembre, Matignon ayant finalement annoncé l’annulation de son annulation.

La façade de l'hôtel de Matignon à Paris (illustration)
La façade de l'hôtel de Matignon à Paris (illustration)
Crédit : GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP
Couac à Matignon : comment des députés REM ont poussé à faire machine-arrière
03:34
Couac à Matignon : comment des députés REM ont poussé à faire machine-arrière
03:34
Pauline De Saint-Rémy & Clémence Bauduin

C'est un couac politique comme l'on en a rarement vu. Mardi 18 décembre, après avoir annoncé l’annulation de l’extension du chèque énergie, Matignon a annoncé… l’annulation de son annulation. Derrière cet énième cafouillage se cache en fait le petit coup de force d’une poignée de députés REM qui, en deux heures de temps, ont obtenu que Matignon fasse machine arrière sur une économie de 130 millions d’euros.

Au départ, il y a la volonté de Matignon de revenir sur une annonce faite sur RTL un mois plus tôt : l’extension du chèque-énergie à 2 millions de nouveaux bénéficiaires, à hauteur de 60 euros par an en moyenne. Motif invoqué : depuis cette annonce, le gouvernement a décidé d’annuler toutes les hausses de taxe sur l’énergie en 2019. Il semble donc raisonnable pour Matignon de faire l’économie de ce "geste"-là. À 16h40, l’annonce est faite discrètement auprès de l’AFP.

C’était sans compter quelques députés - parmi les plus impliqués dans les décisions récentes - dont certains avaient été prévenus par Matignon deux heures auparavant, qui sont alors "montés au créneau" - pour certains directement auprès du cabinet du Premier ministre. C’est le cas d’Amélie de Montchalin par exemple, mais aussi de Mathieu Orphelin, un proche de Nicolas Hulot, qui en parallèle jouait les "aboyeurs" en protestant sur Twitter.

Pour les autres, la contestation s’est faite au sein du groupe majoritaire, notamment via une boucle Telegram. Le vice-président de l’Assemblée nationale Hugues Renson s’est chargé de faire l'"agitateur". L’écologiste Barbara Pompili a elle aussi montré les dents. Et voilà comment, à 19h20, les services du Premier ministre ont annoncé en catastrophe que la mesure était maintenue. "C’est Ribadeau - Benny Hill !" commente, effaré, un proche d'Emmanuel Macron. Ribadeau, du nom de Benoît Ribadeau-Dumas, le directeur de cabinet et bras droit du Premier ministre.

La rédaction vous recommande
À écouter aussi

L’actualité par la rédaction de RTL dans votre boîte mail.

Grâce à votre compte RTL abonnez-vous à la newsletter RTL info pour suivre toute l'actualité au quotidien

S’abonner à la Newsletter RTL Info

Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires.
Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Signaler un commentaire

En Direct
/