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Coronavirus : pourquoi Gabriel Attal parle-t-il d’une vague "fulgurante" ?

ÉCLAIRAGE - Ce dimanche, le porte-parole du gouvernement a parlé de "hausse fulgurante" de l'épidémie de coronavirus. À juste titre ?

Le secrétaire d'État et porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, s'adresse à la presse à l'issue du conseil des ministres hebdomadaire à l'Élysée à Paris, le 10 novembre 2021.
Le secrétaire d'État et porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, s'adresse à la presse à l'issue du conseil des ministres hebdomadaire à l'Élysée à Paris, le 10 novembre 2021.
Crédit : Ludovic MARIN / AFP
Coronavirus : pourquoi Gabriel Attal parle-t-il d'une vague "fulgurante" ?
02:26
Agathe Landais - édité par William Vuillez

"Cette 5e vague démarre de façon fulgurante". Le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal a employé un mot très fort, dimanche, pour décrire la situation épidémique. Un ton qui tranche avec les termes rassurants employés la semaine dernière par les autorités. On va donc essayer de comprendre ce brusque changement de ton.

Dans les hôpitaux, il y a bien une augmentation des entrées pour Covid à l'hôpital, mais, pour le moment, elle n'est pas du tout fulgurante. Depuis quelques semaines, les courbes des admissions à l'hôpital et dans les services de réanimation sont bien reparties à la hausse, mais toujours à des niveaux très bas : 8.000 patients Covid étaient hospitalisés dimanche soir, dont 1.300 en réanimation. 

Des chiffres qui, pour le moment, ne sont pas alarmants, même s'il est difficile de prévoir jusqu'où les courbes de l'hôpital vont grimper. Alors, pourquoi le porte-parole du gouvernement parle-t-il de "hausse fulgurante" ? Parce que c'est le cas si on ne regarde que la courbe des contaminations. Là, c'est vrai que les chiffres sont très mauvais : ces 7 derniers jours, on compte 17.000 nouveaux cas par jour en moyenne. Contre
9.500 la semaine précédente. Cela veut dire qu'on a connu une hausse de 80% des contaminations sur une semaine.

Les lits d'hôpitaux bientôt occupés par d'autres maladies

Autre chiffre très parlant : 120.000 Français ont été testés positifs ces 7 derniers jours. C'est quasiment le double de la semaine précédente. La circulation du virus s'accélère donc nettement et c'est pour cela que les autorités veulent tirer dès maintenant la sonnette d'alarme. Car encore une fois, on a du mal à visualiser ce qui va se passer à l'hôpital dans les prochaines semaines.

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La pression y avait été assez faible lors de la 4e vague cet été, notamment grâce à la vaccination. Mais la situation est bien différente aujourd'hui, les soignants sont épuisés, les effectifs sont tendus et les lits d'hôpitaux seront aussi occupés par d'autres maladies de l'hiver, comme la bronchiolite pour les petits, la gastro, les maladies respiratoires, ou encore la grippe. 

Les autorités appellent donc les Français à se faire vacciner et à être encore plus vigilants dans les semaines à venir. Il faut à nouveau respecter scrupuleusement les gestes barrièresport du masque, lavage des mains et aération des pièces, malgré la vague de froid cette semaine.

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