2 min de lecture Hôpitaux

Coronavirus : Olivier Véran "ne peut imaginer" un "tri" des malades handicapés

Face aux inquiétudes des milieux associatifs concernant le fait que les personnes handicapées puissent se voir refuser des soins hospitaliers si elles contractaient le Covid-19, Olivier Véran a réagi.

Olivier Véran, le 6 mars 2020
Olivier Véran, le 6 mars 2020 Crédit : Kenzo TRIBOUILLARD / AFP
Venantia
Venantia Petillault et AFP

Le ministre de la Santé Olivier Véran a souligné samedi 4 avril que les personnes atteintes de handicap "doivent bénéficier des mêmes soins que le reste de la population", refusant même d'"imaginer" un "tri" des patients atteints de coronavirus, lors d'une conférence de presse.

"Je ne peux pas imaginer que cette pratique existe", a insisté le ministre, qui s'exprimait par visioconférence avec la secrétaire d'État chargée des Personnes handicapées, Sophie Cluzel. Il réagissait à des inquiétudes exprimées par le milieu associatif et médical, que les personnes handicapées puissent se voir, du fait de leur handicap, refuser des soins hospitaliers si elles contractaient le Covid-19.

"Le handicap ne doit pas être un critère de refus de soins, que l'on parle d'une hospitalisation simple ou d'une réanimation. Je réagis ainsi à une polémique qui s'est faite jour, suite à la publication interne au sein d'une Agence régionale de santé, de documents qui émanaient d'une société française et qui auraient pu laisser penser que la présence d'un handicap psychique ou d'un handicap cognitif puisse constituer un frein à l'admission en réanimation de malades du Covid-19", a précisé Olivier Véran.

"Une stratégie de prise en charge proportionnée"

Arnaud de Broca, président du Collectif Handicaps avait fait état vendredi auprès de l'AFP de "remontées de terrain" nourrissant sa "forte inquiétude" que des personnes handicapées puissent se voir refuser des soins si elles contractaient le coronavirus. Le Collectif Handicaps a "salué" dans un communiqué samedi la "prise en compte" de cette inquiétude par les ministres.

À lire aussi
Un défibrillateur sur le mur d'une mairie, dans les Pays-de-la-Loire coronavirus
Confinement : pourquoi le nombre d'arrêts cardiaques a doublé

Un médecin du Grand Est qui a requis l'anonymat avait indiqué à l'AFP avoir été choqué par le courriel d'un hôpital de proximité qui jugeait "nécessaire d'adopter une stratégie de prise en charge proportionnée", pour "maximiser les chances de survie des résidents pouvant potentiellement passer un cap", et "accompagner" (sans hospitaliser) "celles ou ceux qui malheureusement ne le passeront pas". "Les associations membres du Collectif veilleront à l'application des mesures annoncées" samedi par le ministre de la Santé, conclut le collectif.

La rédaction vous recommande
Lire la suite
Hôpitaux Handicap Épidémie
Restez informé
Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires. Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Connectez-vous Inscrivez-vous

500 caractères restants

fermer
Signaler un abus
Signaler le commentaire suivant comme abusif
500 caractères restants