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Coronavirus : Martine Aubry veut "la vérité" sur "la pénurie de vaccins"

La maire de Lille exhorte le gouvernement à être transparent face à ce qu'elle assure être une pénurie de vaccins dans l'hexagone, alors que les centres de vaccination sont en place depuis ce lundi 18 janvier.

Martine Aubry, la maire (PS) de Lille (Nord).
Martine Aubry, la maire (PS) de Lille (Nord). Crédit : PHILILPPE HUGUEN / AFP
Ryad Ouslimani
Ryad Ouslimani
et AFP

La stratégie vaccinale du gouvernement commence a sérieusement agiter l'opposition, notamment à cause de la lenteur de la mise à disposition des doses, ainsi que la pénurie à venir (certes momentanée) annoncée par Pfizer. "Que le gouvernement dise la vérité ! Qu'on ne recommence pas la même histoire qu'avec les masques ou les tests", a exhorté lundi 18 janvier la maire de Lille, Martine Aubry.

L'ancienne ministre socialiste pointe une "pénurie de vaccins" le jour même où la vaccination de personnes de plus de 75 ans débute en France. "Ma conviction c'est qu'on est vraiment en pénurie de vaccins" a affirmé la maire socialiste, faisant part d'une "grande inquiétude" à l'AFP, après avoir assisté au démarrage d'un des deux centres de vaccination ouverts par sa ville.

La municipalité de Lille a mis en place deux centres de vaccination d'une capacité de plus de 800 personnes chacun, mais s'est vue refuser l'ouverture de plus de point d'administration des doses, a rapporté Martine Aubry. "Le préfet nous a demandé d'organiser deux centres mais pas plus", a-t-elle indiqué, elle qui souhaiterait également ouvrir le Zénith pour la vaccination.

"Nous pourrions y vacciner 1.000 ou 2.000 personnes par jour, mais cela nous a été refusé alors que Lyon et Cannes le font", constate la maire, pour qui le problème, "c'est l'arrivée des doses, tout le sujet est là".

Un nombre de doses "extrêmement restreint"

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Dans les centres municipaux, qui fonctionnent avec du personnel administratif et des médecins et infirmiers fournis par la ville, "la vraie difficulté, c'est qu'on a été plein immédiatement et qu'on a un nombre de doses extrêmement restreint, donc on ne peut pas augmenter", détaille-t-elle.

"Je comprends fort bien qu'on donne plus de doses aux zones qui sont largement infectées, mais qu'on nous le dise, qu'on ne nous fasse pas croire que toutes les personnes de plus de 75 ans peuvent s'inscrire alors qu'aujourd'hui, tout est bloqué. C'est vrai à Paris, c'est vrai à Lille et j'imagine dans beaucoup d'endroits", conclut Martine Aubry.

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