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Convaincre les oppositions, la difficile mission d'Élisabeth Borne

Les rendez-vous d'Élisabeth Borne avec les chefs de file des oppositions commenceront ce mardi 28 juin. Une mission périlleuse pour la Première ministre.

Élisabeth Borne le 19 juin 2022
Élisabeth Borne le 19 juin 2022
Crédit : LUDOVIC MARIN / POOL / AFP
Borne consulte l'opposition
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Un air de campagne du 27 juin 2022
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Aurélie Herbemont - édité par William Vuillez

Emmanuel macron a confirmé sa confiance à Élisabeth Borne ce week-end. Le président l'a chargée de consulter les groupes parlementaires cette semaine pour constituer un "gouvernement d'action". Les rendez-vous d'Élisabeth Borne avec les chefs de file des oppositions commenceront ce mardi, elle démarre lundi par la majorité. Des consultations aux airs de déjà vu... 

La Première ministre a déjà appelé tous les présidents de groupes jeudi et vendredi dernier, mais ces premiers contacts n'avaient rien donné. Une différence majeure pour la séquence de discussions qui s'ouvre : Élisabeth Borne est confortée à Matignon. "Quand je l'ai eue jeudi, je me demandais si elle tiendrait 48h", reconnaît un responsable de l'opposition. Là au moins, ils savent qu'elle est vraiment à la manœuvre et que ce sont des discussions formelles qui s'engagent. 

La Première ministre doit trouver une réponse à l'épineuse question : "Comment on peut travailler ensemble ?". Elle va donc prendre la température sur trois points, des LR jusqu'aux communistes : que diriez-vous d'un accord de gouvernement ? Êtes-vous prêts à voter la confiance ? Pourriez-vous voter le budget ? Elle les sondera aussi sur deux sujets brûlants : le pouvoir d'achat et la reprise de la Covid-19.

"Une partie de poker menteur"

Emmanuel Macron dit que son projet pourrait être "amendé ou enrichi", sans remiser sa réforme des retraites mais en prévenant qu'il n'y aurait "ni totem ni tabou" en signe d'ouverture. "On va les écouter", explique Matignon et faire le point sur les "lignes rouges" de chacun.

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Il y a une chance que les oppositions acceptent un accord mais c'est compliqué. "Il n'y a aucun élément nouveau, ils sont largués et ne peuvent qu'espérer des débauchages individuels", glisse-t-on au PS quand les écologistes dénoncent "une partie de poker menteur, ils savent qu'il n'y a pas de coalition possible". Fabien Roussel réclame un changement radical de politique : pas de report de l'âge de départ en retraite et rétablissement de l'ISF notamment...

Autant dire que la porte des communistes n'est pas fermée à double tour mais loin d'être entrouverte. Pendant ce temps-là, le patron des députés LR Olivier Marleix rappelle dans le Journal Du Dimanche : "Nous sommes un groupe d'opposition, sans ambiguïté". Difficile d'imaginer plus que des accords ponctuels sur certains textes. "Il faut être deux pour danser le tango, riposte un conseiller de l'exécutif, nous on n'arrête pas de tendre la main". Mais pour l'instant pas grand monde dans l'opposition n'a l'air d'avoir envie de rejoindre la piste de danse.

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