2 min de lecture Emmanuel Macron

Climat : "Ne me dites pas qu'on est foutus en 2050", lance Macron à des étudiants

En pleine inauguration du nouveau campus de l'université Jules-Verne d'Amiens le 21 novembre, Emmanuel Macron a répondu à des étudiants qui l'interrogeaient sur le changement climatique.

"Macron doit trouver des alliés pour sauver sa réforme des retraites", affirme Mazerolle
"Macron doit trouver des alliés pour sauver sa réforme des retraites", affirme Mazerolle Crédit : Ludovic MARIN / AFP
Romane
Romane Ganneval et AFP

Alors qu'il inaugurait le nouveau campus de l'université Jules-Verne d'Amiens, le président de la République Emmanuel Macron a lancé "ne me dites pas, vous, qu'on est foutus en 2050 !" à des étudiants qui l'interrogeaient sur le changement climatique.


"On peut être lucide sur les conséquences, dire 'on n'est pas dans la trajectoire' mais pas dire qu'on est foutu, ça jamais", a-t-il ajouté, estimant que "le temps de l'indignation, c'était du temps du président Chirac" qui avait déclaré : "la maison brûle" "Cette mobilisation de la jeunesse pour le climat, on en a besoin" pour "la convertir en action", et qu'elle ne reste pas "une indignation et une colère ou en quelque sorte un catastrophisme", a ajouté le chef de l'Etat.

Il a toutefois mis en garde contre les "tensions" que cela pouvait provoquer, citant par exemple le cas d'un agriculteur poussé à la conversion alors qu'il n'arrive pas à se payer. "Les gens deviennent fous parce que ça crée de la violence, ce que vous voyez parfois dans nos campagnes", et "cela crée des tas de tensions partout", a-t-il averti.

Quelles solutions ?

Pour cette raison, il est nécessaire de "convaincre ceux qui ont des pratiques qui ne marchent plus du tout" et "les aider à changer", a-t-il expliqué, citant les pesticides, la mobilité, les entreprises "pour qu'elles polluent moins." Et dans le cas des citoyens favoriser "le transport doux en ville" ou "aller vers des véhicules qui polluent moins".

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"Il faut le faire au bon rythme, en accompagnant et donc en ayant aussi une politique sociale", a-t-il déclaré, reconnaissant : "c'est l'erreur que j'ai faite il y a un peu plus d'un an" en disant "on y va à fond pour changer, on fait notre taxe carbone, on essaie de pousser les choses. Je n'avais pas assez vu que ça mettait des gens en situation de grande difficulté financière, parce qu'ils n'avaient pas le choix", a-t-il ajouté.

"On est dans le camp du concret, de l'action" et "si on veut vraiment que ça bouge après, très vite, il faut qu'on remobilise au niveau européen", a martelé le président, en plaidant pour "mettre une taxe carbone aux frontières et commencer enfin le vrai combat biodiversité en Europe".

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