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Exercice français de dissuasion nucléaire : en quoi consiste cette manœuvre à laquelle l'Allemagne va participer d'ici 2027 ?

L’Allemagne participera dès cette année à un exercice nucléaire français, une première présentée par Paris et Berlin comme un signal fort en faveur d’une dissuasion européenne renforcée. Les deux pays veulent aussi relancer leur coopération militaire après l’échec du Scaf, avec des projets plus ciblés et plus concrets.

Un Rafale Marine prêt à être catapulté depuis le porte-avions Charles de Gaulle, en février 2026.

Crédit : Emilie Baujard / RTL

AFP

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L’Allemagne va prendre part "dès cette année" à un exercice nucléaire français, a annoncé vendredi le chancelier Friedrich Merz, à l’issue du conseil des ministres bilatéral organisé à Brühl, près de Cologne. Pour Paris et Berlin, cette décision constitue un geste symbolique fort en faveur d’une dissuasion européenne renforcée.


Dans un message publié sur X, le dirigeant allemand a affirmé que les deux pays approfondissaient leur coopération en matière de défense. Il a présenté cette participation comme une nouvelle étape dans le rapprochement stratégique entre la France et l’Allemagne.

Le 2 mars, Emmanuel Macron avait détaillé son concept de "dissuasion avancée", associant huit pays européens, tout en rappelant qu’il n’y aurait "aucun partage de la décision ultime" sur l’emploi de l’arme nucléaire. Cette décision reste une prérogative exclusive du président français.

En quoi consistent ces exercices nucléaires ?

Pour entretenir la crédibilité de cette dissuasion, les forces françaises organisent quatre fois par an l’exercice "Poker". Cette opération aéroportée, qui dure une dizaine d’heures, simule un raid nucléaire à très basse altitude et à très grande vitesse, face à une force adverse. Des responsables britanniques avaient déjà pu y assister pour la première fois en décembre. L'Allemagne devrait donc prochainement y participer. 

"Cette coopération vient compléter, sans s'y substituer, la dissuasion nucléaire de l'Organisation du Traité de l'Atlantique Nord (Otan)", un point sur lequel Berlin insiste régulièrement, poursuivent les deux premières puissances de l'UE.

Elle "contribuera à renforcer la dissuasion en Europe et à accroître la sécurité" du continent, tout en respectant les "obligations juridiques internationales des deux pays", écrivent encore les deux pays.

Les souvenirs de l'échec du Scaf

Après l'échec retentissant du projet commun d'avion de combat du futur Scaf, les deux pays ont par ailleurs convenu de travailler sur "un standard commun pour assurer l'interopérabilité" entre tous les systèmes de combat en vol, des drones aux avions de chasse.

Selon Emmanuel Macron, Paris et Berlin ont "tiré une conséquence" de "l'échec du Scaf" en réorientant leur stratégie de défense commune vers des projets "beaucoup plus resserrés" où les responsables politiques doivent se rapprocher des industriels pour "ne pas laisser dériver" ces projets.

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