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Violences à l’école : premier test pour Christophe Castaner

Le nouveau "premier flic de France" Christophe Castaner a été critiqué pour son manque de réaction après l'affaire d'une professeure de Créteil braquée par un lycéen avec une arme factice.

Chrsitophe Castaner, le 19 septembre 2018
Chrsitophe Castaner, le 19 septembre 2018
Crédit : ludovic MARIN / AFP
Christophe Castaner est-il à la hauteur au ministère de l'Intérieur ?
00:03:30
Christophe Castaner est-il à la hauteur au ministère de l'Intérieur ?
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Pauline De Saint-Rémy & Thibaut Deleaz

Les débuts de Christophe Castaner dans les habits de "premier flic de France" auront été marqués par le sujet de la violence à l’école, après la publication sur internet de la vidéo d’un élève de Créteil menaçant son enseignante avec une arme factice.

Vendredi 26 octobre était organisée une réunion interministérielle, un "comité stratégique", sur le sujet avec autour de la table les ministres de l’Éducation nationale, de la Justice et donc de l’Intérieur. Et la première réponse apportée fut nettement sécuritaire et répressive, avec une idée principale à retenir : le gouvernement n’exclut pas d’autoriser la présence d’officiers de police dans des enceintes scolaires.

Le matin même pourtant, Le Figaro parlait de "rendez-vous manqué" pour Christophe Castaner avec l’affaire de Créteil. Il décrivait un ministre pas suffisamment en phase avec une opinion "choquée" par ce sujet "brûlant", un ministre dépassé par son collègue de l’Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, qui avait "pris la main" en évoquant le premier la question de la "responsabilisation des familles" en matière de violences à l’école.

"Il essaye de monter au filet sur toutes les balles"

Dans le détail, Le Figaro reprochait notamment à Christophe Castaner de n’avoir même pas évoqué le sujet la veille dans sa première grande interview donnée au Journal du dimanche. Une critique sans surprise restée en travers de la gorge du nouveau ministre dit-on, même si son entourage s’en défend : "Ne pas en parler était un choix. Il fallait ne pas empiéter sur le champ de Blanquer".

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On précise tout de même, un peu piqué, que le ministre avait bien évidemment réagi très vite à l’affaire avant cet entretien inaugural, sur son compte Twitter. "Il essaye de monter au filet sur toutes les balles. C’est normal au début et vu le contexte de son arrivée. Mais il devra temporiser pour rendre ses séquences plus lisibles", le défendait hier un macroniste fin connaisseur du ministère.

Officiellement donc, "c’est sans importance". Mais le diable se cache toujours dans les détails. Et les observateurs avisés auront remarqué que c’est au ministère de l’Intérieur qu’a été organisé le comité stratégique du vendredi, et non pas rue de Grenelle, chez Jean-Michel Blanquer, alors même que la règle veut que ce type de réunion ait lieu chez le ministre le plus haut placé dans l’ordre protocolaire, en l’occurrence celui de l’Éducation nationale.

"On peut dire qu'ils ont voulu marquer les choses plus fortement", dit un macroniste proche du dossier. Un choix qui ne fait pour pas l'unanimité : l’ex socialiste Nicole Belloubet confie en privé le regretter. Question de signal politique bien sûr.

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