2 min de lecture Bernard Debré

Bernard Debré : disparition d'un "héritier du gaullisme" au franc-parler

Le décès de Bernard Debré a suscité de nombreux hommages de la part de la classe politique, qui a tenu à saluer un grand homme au franc-parler et à "l’esprit libre".

Bernard Debré le 17 décembre 2013.
Bernard Debré le 17 décembre 2013. Crédit : Thomas SAMSON / AFP
Marie Gingault et AFP

Bernard Debré, décédé d'un cancer à l'âge de 75 ans, était connu pour ne pas "avoir sa langue dans sa poche". L'ancien ministre et ex-député de droite aimait bousculer les codes, que ce soit en politique ou en médecine.

L'ancien urologue, retraité de la vie politique, appartenait à l'une des plus grandes familles gaulliste. Son père, Michel Debré était le Premier ministre du général de Gaulle et également rédacteur de la Constitution de 1958. De son côté, Jean-Louis Debré, son frère jumeau, était lui aussi ancien ministre et ex-président UMP de l'Assemblée nationale et du Conseil constitutionnel. 

Le décès de Bernard Debré a suscité de nombreux hommages. Le président de la République a honoré un "héritier du gaullisme", qui "n'hésitait jamais à sortir des cadres et à dire le vrai dès qu'il s'agissait de l'intérêt du pays". "De l'hôpital à la politique, Bernard Debré fut toute sa vie un homme d'action", a salué Emmanuel Macron.

Un grand médecin, dont le talent et la liberté manqueront à la France

Éric Ciotti, député LR
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De son côté, Jean Castex a rendu hommage à un "Professeur et élu de la Nation" qui "soignait les maux de ses patients et ceux de ses concitoyens avec la même énergie". "Cet humanisme qu'il puisait dans ses racines gaullistes ne le quittera jamais", a souligné le Premier ministre.

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De nombreux dirigeants à droite ont également salué le franc-parler de l'ancien ministre ainsi que son "esprit libre". En effet, Bernard Debré n'hésitait pas à bousculer les codes et créer des polémiques, en médecine comme en politique. "C'était un homme droit qui n'avait pas la langue dans sa poche, un grand médecin, un gaulliste", a écrit sur Twitter le député LR du Vaucluse Julien Aubert.

En effet, en dehors de la politique, ce Chevalier de la Légion d'honneur était un grand médecin, dont le "talent" et la "liberté manqueront à la France", a pour sa part réagi le député LR Éric Ciotti.

Un homme aux positions tranchées

Professeur d'université reconnu, il fut chef du service d'urologie de l'hôpital Cochin, à Paris, où fut notamment soigné le président François Mitterrand. Également auteur de nombreux ouvrages, ce gaulliste n'avait pas peur des mots. 

En 2015, il avait reçu un blâme de l'Ordre des médecins après la sortie de son livre "Guide controversé des 4.000 médicaments utiles, inutiles ou dangereux", co-écrit avec Philippe Even. Mais cela n'a en rien arrêté les deux hommes, qui se sont par la suite attirés les foudres des psychiatres en 2018 pour leur ouvrage très critique sur les antidépresseurs.

En médecine comme en politique, Bernard Debré n’hésitait pas à prendre position de façon franche et tranchée. L'ex-ministre, qui soutenait François Fillon, avait par exemple plaidé à plusieurs reprises pour que Nicolas Sarkozy ne soit pas candidat à la présidentielle de 2017. Selon lui, l'UMP n'avait "pas à se courber devant Nicolas Sarkozy", avait-il exprimé en 2014.

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