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Amélie de Montchalin nommée à la tête de la Cour des Comptes à partir du 23 février

Cette nomination est vivement critiquée par les oppositions car elle sera amenée à statuer sur le déficit public et les choix budgétaires du gouvernement dont elle fait partie.

Amélie de Montchalin à la sortie. de l'Élysée, le 9 avril 2025

Crédit : ALAIN JOCARD / AFP

La rédaction numérique de RTL & AFP

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La ministre des Comptes publics Amélie de Montchalin a été nommée mercredi comme première présidente de la Cour des comptes à compter du 23 février, a annoncé la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon à l'issue du Conseil des ministres. Contrairement à d'autres postes prestigieux, cette nomination ne nécessite pas d'approbation par les commissions des Finances du Parlement.

Amélie de Montchalin est actuellement ministre des Comptes publics. L'opposition, du RN à LFI, a vu en sa désignation un conflit d'intérêt, car elle sera amenée à statuer sur le déficit public et les choix budgétaires du gouvernement.

Mais, pour la porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, cette nomination "ne pose pas de conflit d'intérêts" parce que "l'organisation inhérente à la Cour des comptes, le fait qu'elle repose notamment sur des décisions collégiales, fonde son indépendance".

Pur produit du macronisme, élue députée en 2017 et propulsée deux ans plus tard dans le deuxième gouvernement d'Édouard Philippe, avant une mini traversée du désert, Amélie de Montchalin s'est imposée au sein de l'équipe gouvernementale depuis fin 2024 où elle a été rappelée par François Bayrou. Ses compétences techniques, sa répartie notamment vis-à-vis des oppositions et son ton didactique au fil de dizaines d'heures de débat avaient notamment été salués par de nombreux parlementaires, y compris de l'opposition.

Mais ce ne sont pas ses compétences budgétaires qui sont discutées mardi. Plutôt le conflit d'intérêt d'une ministre sortante chargée de statuer en toute indépendance sur le déficit public, les choix budgétaires du gouvernement, les politiques économiques, etc. Depuis la présidence de Nicolas Sarkozy (2007-2012), pour répondre à cette inquiétude, les premiers présidents de la Cour des comptes étaient systématiquement sélectionnés dans l'opposition.

Au-delà, c'est davantage une volonté prêtée à Emmanuel Macron de placer ses proches à la tête des principales institutions à l'approche de la fin de son mandat qui est mise en cause. Déjà en mars 2025, la nomination de Richard Ferrand, un des fidèles du président de la République, à la tête du Conseil constitutionnel avait été très critiquée.

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