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Une nouvelle loi Duplomp malgré une pétition à 2 millions de signatures : le sénateur LR veut "répondre aux attentes des agriculteurs"

La loi Duplomb, qui a récolté deux millions de signatures contre elle, sera débattue, sans vote, à l'Assemblée nationale ce mercredi 11 février. En parallèle, le sénateur LR Laurent Duplomb a déposé une nouvelle proposition de loi visant à réintroduire cet insecticide.

Laurent Duplomb, dans le studio de RTL, le 11 février 2026

Crédit : RTL

Une nouvelle loi Duplomp malgré une pétition à 2 millions de signatures : le sénateur LR veut "répondre aux attentes des agriculteurs"

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Jérôme Florin & Marie-Pierre Haddad

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Deux millions de signatures et six mois plus tard, la pétition contre la loi Duplomb arrive, ce mercredi 11 février, à l'Assemblée nationale lors d'un débat inédit. Celui-ci sera sans vote. La loi Duplomb réautorise l'usage dans l'agriculture des néonicotinoïdes suspectés d'être cancérigènes. Une pétition déposée sur le portail en ligne du Palais Bourbon et réclamant l'abrogation du texte avait réuni plus de 2,1 millions de signatures, ouvrant la voie à un débat à l'Assemblée. 

Peu après, le Conseil constitutionnel avait finalement censuré la disposition la plus contestée sur l'acétamipride, "faute d'encadrement suffisant". Mais la semaine dernière, le sénateur a déposé une nouvelle proposition de loi visant à réintroduire cet insecticide, une loi Duplomb 2, en prenant en compte les remarques du Conseil constitutionnel. Une nouvelle pétition contre ce deuxième texte a même été lancée et approche déjà des 100.000 signataires.

Invité de RTL ce mercredi 11 février, Laurent Duplomb, sénateur LR de Haute-Loire, réfute toute "provocation". "C'est tout simplement répondre à une attente qui est faite par tous les agriculteurs qui sont dans une situation impossible", a-t-il expliqué. 

"L'agence européenne autorise l'acétamipride"

"Ils n'ont aucune possibilité de lutter contre des ravageurs tels que la punaise diabolique, le puceron cendré, alors que leurs voisins, allemands, italiens, espagnols, qui sont leurs propres concurrents, parce qu'on est dans le même marché commun, ont la capacité d'utiliser cette molécule", énumère l'élu. "Par définition, ils se retrouvent dans une concurrence totalement déloyale et totalement démunie pour sauver tout ou partie de leur récolte", ajoute-t-il.

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Quant aux études scientifiques qui alertent sur les dangers et les risques réels, ces études ont "toutes été écartées parce que non-fiables ou pas suffisament étayées", a indiqué le sénateur de Haute-Loire. "La réalité, c'est qu'il ne faut pas tordre la vérité. L'agence européenne autorise l'acétamipride parce qu'aucune étude sérieuse ne démontre que l'acétamipride est cancérigène", a ajouté Laurent Duplomb.

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