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Affaire Pulvar : le racialisme fait éclater la gauche comme jamais

ÉDITO - Les dérives racialistes d’un syndicat étudiant font éclater la gauche comme jamais.

Audrey Pulvar avait pris connaissance des faits il y a une vingtaine d'années.
Audrey Pulvar avait pris connaissance des faits il y a une vingtaine d'années.
Crédit : Zakaria ABDELKAFI / AFP
affaire Pulvar : la gauche éclatée
03:25
Affaire Pulvar : le racialisme fait éclater la gauche comme jamais
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L'Edito Politique Olivier Bost
Olivier Bost - édité par Venantia Petillault

C’est un beau piège, un piège parfait et une bonne part de la gauche s’est vautrée dedans. Par leurs excès et leurs ambiguïtés des anti-racistes se retrouvent accusé de racisme et c’est toute la gauche qui se divise.


Un syndicat étudiant, l’Unef à l’origine, une pépinière de futurs talents pour le Parti socialiste revendique aujourd’hui d’organiser des réunions réservées à des non-blancs qui s’estiment discriminés. Sur le modèle des réunions de féministes dans les années 70 quand elles ont voulu libérer la parole et s’organiser. Des réunions sans blancs ou alors qui se taisent comme l’a défendu Audrey Pulvar, la candidate socialiste aux régionales en Île-de-France. Beaucoup y dénoncent une dérive racialiste, une approche purement communautariste d'une part de la gauche.


C’est un phénomène qui ne vient pas de nulle part, il vient des États-Unis. À gros trait, il a fait à la fois l’élection de Barack Obama puis par son rejet, la victoire de Donald Trump. En France, cela est totalement contraire à une tradition universaliste de la gauche de gouvernement. Jusque-là, la gauche se divisait sur la part d’idéalisme ou l’envie réelle d’exercer le pouvoir. Là, c’est une vision de la société complètement différente, la cassure est très nette.

Une évolution côté extrême gauche

En soutien à l’Unef et à ses pratiques, il y a la France Insoumise avec Jean-Luc Mélenchon en tête, il y a une part des écolos dont le patron d’Europe Écologie Les Verts, Julien Bayou, il y a le patron du PS, Olivier Faure, la maire de Paris, Anne Hidalgo, qui va s’en expliquer demain et puis il y a aussi le député européen écolo, Yannick Jadot. La plupart des socialistes savent encore où ils habitent, chez les écolos c’est moins net, chez les Insoumis, ils ont changé de rive car Jean-Luc Mélenchon, comme d’autres chez les Insoumis n’ont pas toujours été complaisants avec ces approches militantes.

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C’est un mélange détonant fait de vraie division sur le fond, sur cette façon de lutter contre le racisme ou défendre les musulmans jusqu’à flirter avec l’islamisme. Ça, c’est pour le fond. Mais il faut ajouter à ce mélange des rivalités exacerbées avant 2022. Une part de la gauche veut remplacer un vote populaire qu’elle a perdu par un vote communautariste, Jean-Luc Mélenchon a aussi retrouvé au passage toute sa haine pour le Parti socialiste, son ennemi intime et stratégique.


Comme il a beaucoup à perdre d’une alliance entre socialiste et écolo, il a décidé d’embarquer tout le monde dans son naufrage. À présent le Rassemblement national, les Républicains et la République en Marche n’ont plus besoin d’enfoncer le coin. La gauche tape dessus toute seule pour continuer de se diviser et s’autodétruire.

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